Fête de la Nativité à Bobo-Dioulasso : La paix et la solidarité prêchées par Paul Ouédraogo

26/12/2019
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Les chrétiens de Bobo-Dioulasso ont célébré la naissance du Christ à l’instar des autres du pays et ceux d’ailleurs. L’Archevêques Paul Ouédraogo de Bobo-Dioulasso, expliquant le sens de Noël, a profité de l’occasion pour souhaiter la paix et la solidarité au Faso, vue les attaques terroristes et autres violences intercommunautaires.

 

«Chers fils et filles de l’Eglise famille de Dieu qui est à Bobo-Dioulasso et vous tous frères et sœurs en humanité. Nous voici à Noël. Comme chaque année, dans la nuit du 24 et le 25 décembre, nous célébrons la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Pour nous chrétiens bien sûr, la Noël est une fête très importante. Parce que c’est Dieu lui-même qui prend l’initiative de venir vivre l’expérience humaine. C’est une manière pour Dieu, de dire combien l’Homme a du prix à ses yeux. Au point qu’il accepte d’endosser cette nature humaine, pour lui redonner toute sa dignité. Mais nous savons tous ce qui s’est passé à Bethléem. Ils n’ont pas tous eu la place dans la salle commune. Et c’est dans la périphérie au milieu des bergers, la nuit tard que Jésus naît. Jésus que nous attendons depuis longtemps! Jésus dont nous venons de préparer la venue depuis quelques semaines! Il vient sans crier égard, il vient comme un petit enfant, on dirait pour ne pas nous effrayer. Parce qu’un petit enfant est un innocent. Ne craignez pas, diront les anges aux bergers. Approchez-vous, n’ayez pas peur. Oui frères et sœurs, la Noël c’est cela. C’est le rendez-vous que Dieu donne à l’humanité à Bethléem, où il va se présenter comme un petit enfant, fragile, simple et pauvre. Il se confie absolument aux soins de ceux qui sont avec lui. Sa mère, Joseph, les bergers et les anges sont là pour nous révéler la signification profonde de ce que les yeux constatent. Cet enfant et celui qui vous sauvera de vos pêchers. Gloire à cet enfant de Dieu. Paix sur la terre des Hommes qui l’aiment… Noël est donc la fête de la joie et avec cet enfant, nous sommes sûrs d’être exaucés par Dieu dans toutes nos supplications… Demandons à Dieu de combler nos attentes, qui sont celles de paix, surtout en ces temps qui courent dans le Sahel et dans un pays comme le nôtre. Oui, nous aspirons à la paix. Celui qui vient de naître, cet enfant de Dieu qui nous a donné rendez-vous à Bethléem, c’est le prince de la paix. Il faut l’accueillir. Si, nous acceptons de faire de nos cœurs de véritables crèches pour lui, alors il viendra dans sa simplicité. Il nous apprendra à être simples, à être humbles et à avoir plus de vérités dans nos vies. Il nous apprendra surtout à aimer sans exception tout le monde. Il apprendra à aimer ceux qui ne nous aiment pas et à prier pour eux pour que leurs cœurs s’apaisent pour que la fraternité enseignée par Jésus soit réelle. Alors frères et sœurs, prions ce Dieu d’amour de jeter un regard favorable sur notre pays, de donner un esprit de paix et surtout d’amour à nos gouvernants pour qu’ils conduisent nos pays sur un esprit de fraternité. Prions pour que la venue de Jésus soit le début d’un Burkina nouveau, où nous allons tous nous aimer pour qu’il n’y ait pas de division...».

Souro DAO

 



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