C’est ce qu’ils nous ont fait comme cadeau de Noël !

26/12/2019
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Trente-cinq personnes civiles tuées (dont trente-une femmes), de surcroît des personnes déplacées ayant fui leurs localités pour cause d’attaques terroristes ; sept personnels des forces de défense et de sécurité tués, le bilan est assez lourd, pour ne pas dire qu’il est tout simplement criminel et cruel. C’est ce macabre cadeau que les terroristes nous ont fait ce 24 décembre, à la veille de la célébration de la naissance de l’enfant Jésus. Que c’est cynique! Face au terrorisme, ne doit-on pas banaliser la mort? Certainement parce que, imposée à nous elle est permanente, elle peut arriver à n’importe quel moment et n’importe comment. L’objectif de ces farfelus n’est certainement plus de défendre une idéologie. Mais de faire des morts et encore des morts, pour le plaisir d’en faire. Des femmes déjà déplacées, que peuvent-elles constituer comme danger pour mériter une telle barbarie? Des enfants déplacés, n’ont-ils pas le droit à la vie? L’objectif est bien clair: briser les cœurs des Burkinabè et les opposer les uns contre les autres d’une part, et d’autre part contre leurs dirigeants.

Nous sommes prévenus: nous devons, une fois de plus, faire de la lutte contre le terrorisme la priorité des priorités. Pour cela, chaque Burkinabè doit d’abord être son propre agent de sécurité. Autrement dit, nous devons user de tous les moyens dont nous disposons pour combattre ces personnes sans foi ni loi. Qui ont choisi de nous tuer, de déstabiliser notre pays, de se satisfaire en nous tuant, de nous empêcher de réaliser notre progrès et notre bien-être, d’accéder à la prospérité. C’est méchant et nous devons nous dresser contre cela. L’attaque de ces femmes qui étaient parties chercher de l’eau est la preuve que les terroristes sont aux abois. Les lourdes défaites qu’ils subissent depuis un certain temps les rendent certainement plus fous. Ce qui veut dire qu’il faut s’attendre à ce que la lutte prenne une autre dimension.

Dores et déjà, il faut saluer et reconnaître les efforts que consentent les éléments des forces de défense et de sécurité pour contrer ces fous de la mort. Il faut également saluer les efforts que font les Burkinabè pour résister et se protéger contre ces personnes (si c’est encore des personnes) qui ont choisi de tuer d’autres personnes par simple plaisir. Mais, si les attaques se poursuivent et sont de plus en plus meurtrières, c’est que tous ces efforts ne suffisent pas. Aussi, tout le monde est-il convié au combat!

Au regard de la situation, il est indéniable que la lutte contre ce phénomène nouveau sera longue. Même si, la puissance de nos forces de défense et de sécurité monte, la fin du terrorisme n’est certainement pas pour demain. Nous devons désormais inscrire le terrorisme dans nos habitudes quotidiennes. Mais cela ne veut nullement dire que nous devons le considérer comme une fatalité. Tout au contraire, nous devons intensifier la lutte et changer nos modes de vie. A situation nouvelle, comportement nouveau, dit-on.

Dabaoué Audrianne KANI



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