Lutte contre le terrorisme, nous n’avons plus le choix

27/12/2019
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Qu’on le veuille ou non, nous sommes obligés de nous organiser contre le terrorisme et lui résister par tous les moyens. Nous n’avons pas le choix. La guerre nous est imposée. Nous devons la gagner. C’est pourquoi, il faut dénoncer cette manifestation irresponsable à Boulsa, contre l’arrestation du chef Koglwéogo de la localité. On ne peut en aucun cas vouloir d’une chose et de son contraire. Force doit rester à la loi. Au moment où on abat sauvagement des femmes, des enfants et des soldats, que ceux qui ont les moyens de manifester et de défier la justice aillent sur le front. Ils rendront ainsi service à la nation et à eux-mêmes. Le débat sur les Koglwéogo ne doit en aucun cas revenir au devant de l’actualité.

Si ceux qui se proclament comme tels, sont conscients et soucieux de la sécurité et de la paix que recherchent les Burkinabè, doivent tout de suite taire ce débat et s’en remettre à la justice. Une justice qui, quoi qu’il advienne, doit rester ferme. On ne peut construire durablement une nation sur du faux, sur de l’à-peu-près. Ce n’est pas parce que certains estiment que les Koglwégo font du «bon boulot» dans certaines localités qu’on doit leur permettre des bavures. Le drame de Yirgou est encore si vivace dans les esprits que tout le monde doit travailler à la raison.

46 personnes selon des sources officielles et plus de 200 selon le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés ont été sauvagement tuées. Ce même conflit communautaire a fait de nombreuses personnes déplacées dont des femmes et des enfants. Comment peut-on imaginer que tout cela reste impuni?

Aucun Burkinabè, aussi fort, grand et représentatif qu’il soit, n’est au-dessus de la loi. Si la justice a établi que le chef Koglwéogo de Boulsa a une quelconque responsabilité dans les tueries de Yirgou, il doit s’expliquer. Cela ne veut nullement dire qu’il est condamné. Cependant, s’il doit être ainsi, que cela soit. Aucun Burkinabè ne vaut mieux que ceux qui sont passés par la prison ou qui y croupissent pour diverses raisons.

Si le président du Faso a demandé aux travailleurs du public et du privé d’observer une trêve sociale afin de permettre au gouvernement de travailler efficacement contre les terroristes, les populations, à la base qui subissent elles aussi le lourd tribut de cette barbarie, doivent s’inscrire dans la même dynamique. Le vivre-ensemble que tout le monde recommande et la cohésion sociale que tout le monde souhaite ne peuvent se réaliser que lorsque la justice s’applique à tous.

Le combat est commun et il doit être général. Les Koglwéogo, s’ils estiment qu’ils sont suffisamment forts et qu’ils aiment leur pays, doivent aider les Forces de défense et de sécurité à combattre les terroristes. De même, ils ne doivent pas chercher à se soustraire de la justice. Car, tout cela va ensemble et chacun doit le comprendre ainsi.

Dabaoué Audrianne KANI

 

 



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