Le Festival YELEEN : Le conte peut nourrir son homme

31/12/2019
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Sous le patronage du gouverneur de la région des Hauts-Bassins, le parrainage du maire de la commune de Bobo-Dioulasso et le co-parrainage de l’Union nationale des Dozos, la 23e édition du Festival internationale de conte dénommé Festival YELEEN a débuté ce vendredi 27 décembre 2019 à Bobo, au centre culturel DJELIYA.

 

Cela a été une occasion pour Assane K. Kouyaté, fondateur du Festival YELEEN et président de la Maison de la parole, d’exprimer son sentiment de fierté, car dit-il, «cette 23e édition du Festival YELEEN équivaut à 23 ans de combat pour le développement de l’oralité et de notre patrimoine culturel, 23 ans pour montrer que l’art du conte est un art premier, qui débute avant tout et qui termine après tous les arts. Car, la production de toute œuvre artistique a pour but de communiquer et de raconter quelque chose. Ce festival travaille pour la promotion de cette activité et de cette discipline. Mais, c’est surtout un lieu de rencontre, de formation, de collecte, de transcription, et de traduction des œuvres littéraires orales». Avec pour thème «Conte et migration», le Festival YELEEN a pour but, par le biais du conte qui, par son caractère ludique et didactique, de véhiculer des messages d’amour, de solidarité, de paix et de cohésion sociale. Et pour témoigner son désir et son attachement au retour de ces précieuses valeurs, le Festival a connu la présence d’artistes-conteurs venus de divers horizons. Pour l’artiste conteur ivoirien Abdoul Yams, «Il y a de cela 20 ans que je suis venu pour le Festival YELEEN et j’ai remarqué qu’il y a une progression, dans la mesure où nous avons des jeunes conteurs qui ont suivi notre exemple. Ce que nous souhaitions d’ailleurs pour le développement du conte. C’est pourquoi, j’ai intitulé mon conte «La souri et le lézard» pour faire passer un message de paix, parce qu’il ne sert à rien pour nous Africains de nous battre ou pour nos gouvernants de se battre pour un fauteuil présidentiel puisqu’en se battant, on crée des victimes. Je suis venu parler de paix, de solidarité et de cohésion sociale, donc de démocratie au vrai sens du terme, entre tous les pays africains. Car, nous sommes tous des frères. A la télévision ivoirienne, l’émission du Festival YELEEN passait et cela a suscité des talents, car les jeunes se sont intéressés en allant se former à l’Ecole nationale des beaux-arts. Certains ont embrassé la carrière de conteur et y gagnent leur vie». Le conte, il faut le dire, dans notre monde moderne peut nourrir son homme.

Oula Daniel COULIBALY/ Stagiaire



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