Que 2019 aille avec ses problèmes et ses difficultés

31/12/2019
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L’année 2019 s’est pratiquement terminée comme elle a débuté. On a encore en mémoire, à son début, la tuerie du chef de Yirgou, suivie de ce que certains on appelé le massacre de Yirgou au cours duquel une quarantaine de personnes ont perdu la vie selon des sources officielles et plus de 200 selon des sources d’organisation de la société civile. Elle a pris fin avec l’attaque d’Arbinda dans laquelle 42 personnes dont trente-une femmes, quatre hommes et sept éléments des Forces de défense et de sécurité ont trouvé la mort. Quand on fait un regard rétrospectif, on se rend compte que tout au long de cette année 2019, le Burkina Faso n’a pas eu de répit. Les attaques se sont succédées avec pour conséquences les nombreux déplacés internes (plus de 600 000 personnes à nos jours), de nombreuses personnes civiles et militaires tuées. A dire vrai, 2019 n’a pas été une bonne année pour les Burkinabè. Si bien que, pour ironiser, les Burkinabè étaient pressés qu’elle s’en aille. Que l’année 2019, voudrait-on dire, aille avec ses problèmes et ses difficultés afin que les Burkinabè puissent envisager plus sereinement l’avenir de leur pays. L’espoir est permis car en ce mois de décembre, la puissance de feu des Forces de défense et de sécurité est montée avec pour résultats, la neutralisation de nombreux terroristes, le démantèlement de réseaux et la récupération de matériels militaires et d’engins.

Pour 2020, l’espoir est donc permis et les Burkinabè devront saisir toutes les opportunités. Sur le plan sécuritaire, puisque, indiscutablement ce sera la priorité des priorités, les Burkinabè devront redoubler de vigilance, se retrouver davantage autour des questions essentielles pour préserver l’intégrité de leur pays. Cela n’est pas négociable. Notre vivre-ensemble, la cohésion sociale et la paix au Faso en dépendent énormément.

Le deuxième défi auquel les Burkinabè devront faire face, c’est celui du développement économique de leur pays. L’économie burkinabè, quand bien même le gouvernement déclare que les indicateurs sont au fer, a besoin d’être boostée pour prendre définitivement le chemin d’une croissance forte et durable. Pour cela, le secteur privé, principal pourvoyeur de richesses doit s’engager sans hésitation aucune. Même si, le contexte sécuritaire et les conditions d’un tel engagement doivent être réunies.

Passé ce défi, les conditions de vie des Burkinabè méritent d’être améliorées. Il revient au gouvernement de travailler résolument à cela. Mais, comme il est connu de tous que le gouvernement tout seul ne peut tout faire, chacun doit également s’engager.

2020 est une année électorale au Burkina Faso. Un nouveau président du Faso sera élu. Le Parlement sera renouvelé. Les élections étant cruciales, les Burkinabè devront se donner tous les moyens de les réussir dans la transparence la plus totale. A-t-on besoin que des élections mal organisées sont toujours sources de conflits et d’instabilité politique et sociale? Le Burkina Faso, dans le contexte actuel qu’il connaît, n’a nullement besoin de tout cela. Les défis sont nombreux et il faudra les relever. Forcément. Bonne année 2020.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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