Ainsi ils sont entrés en campagne électorale !

14/01/2020
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Il n’y aura pas de répit en politique pendant les deux années 2020 et 2021. Les politiciens en décideront ainsi. Déjà, ils sont en campagne en vue de la présidentielle et des législatives de fin d’année 2020. Pour sa première sortie, Zéphirin Diabré, qui se pose en «candidat naturel» et rassembleur de l’opposition, celle-ci n’a jamais eu autant de chance pour remporter une présidentielle. En d’autres termes, le Chef de file de l’opposition n’a jamais autant cru aux chances de l’opposition pour remporter une présidentielle au Burkina Faso. Pour cela, a-t-il souhaité que l’opposition dans son ensemble se coalise au second tour (auquel il croit) pour mettre le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses alliés dehors. Autrement dit, Zépihrin estime qu’il n’a jamais été autant proche de Kosyam, le palais présidentiel.

Ce à quoi, Simon Compaoré, président par intérim du parti du «Soleil levant» et ses camarades ont répondu en indiquant que le bilan du président Roch Marc Christian Kaboré parle pour lui. Le Plan national de développement économique et social (PNDES) étant réalisé à plus de 70%, il est assuré que son champion remportera la présidentielle au premier tour. Autrement dit, Roch Marc Christian Kaboré sera reconduit dans son fauteuil de président du Faso pour poursuivre son programme de développement en faveur des Burkinabè. A Simon Compaoré, dans la mal-cause qu’on lui connait, d’ajouter qu’ils sont au pouvoir et par conséquent n’ont pas le temps de parler tous les mardis pendant des conférences de presse. Simon fait référence à la conférence de presse hebdomadaire de l’opposition qui se tient tous les mardis.

Pour les législatives, les deux camps en parlent peu car, le plus important est de remporter la présidentielle et le reste suivra. Et pourtant, pour être président et pouvoir mettre en œuvre son programme, il est évident qu’il faut remporter la majorité des sièges à l’Assemblée nationale. Si l’on considère que le MPP n’a pas fait le plein des sièges au Parlement en 2015 dans les conditions que l’on connait et a dû s’associer avec d’autres partis politiques, il lui sera difficile de réaliser l’exploit en 2020. Si bien que Roch risque de présider avec un Parlement qui ne lui appartient pas. Bref, pour l’instant nous n’en sommes pas là.

De son côté, la Commission nationale électorale indépendante (CENI) est en train de mettre les petits plats dans les grands pour faire de ces élections une réussite. Très attendue, aucune erreur ne lui sera pardonnée. En plus avec le vote, pour la première fois, des Burkinabè de l’extérieur (rendant la tâche beaucoup plus difficile) Newton Ahmed Barry et ses conseillers savent qu’aucune erreur ne leur sera autorisée. D’ailleurs, ils sont bien conscients que la paix et la cohésion sociale après ces élections dépendent en grande partie de leur bonne organisation dans la transparence, dans l’équité et dans l’égalité des chances pour tous les candidats. Même les candidats, au même titre que les Burkinabè, le savent pertinemment.

Dabaoué Audrianne KANI



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