De Pau à Pô : Un sommet dans un autre sur les Pics du Nahouri

15/01/2020
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Au même moment où les chefs d’Etats des pays du G5 Sahel étaient autour de la table avec le président français Emmanuel Macron, les Nations unies, l’Union africaine et l’Union européenne, se tenait au Burkina Faso à plus d’une centaine de kilomètres, une conclave des organisations de la société civile de la Zone. Venant du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Tchad, et du Sénégal, ils étaient réunis autour de l’Initiative souveraineté, dignité et paix.

 

A Pau en France pendant que les chefs d’Etats du G5 Sahel exprimaient le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et plaidaient pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés, les acteurs de la société civile africaine depuis Pô au Burkina Faso réclament, la fin du paternalisme, de la duperie et du chantage. Ces OSC appellent les présidents du G5 Sahel à clairement définir les relations diplomatiques, les conditions et cadres d’intervention de toutes les coopérations. Pour le président du comité international du Mémorial Thomas Sankara, le colonel major Bernard Sanou, «nous ne pouvons pas laisser, ces questions de souveraineté et de dignité à la seule responsabilité fragiles de nos chefs d’Etats. Ils promettent d’engager d’autres actions dans les jours à venir si cette rencontre de Pau en France ne va pas dans le sens de la défense des intérêts des peuples africains. Cette rencontre de Pô s’est achevée chez le Pô Pê. Ce dernier dira aux participants: "je souhaite que chacun reparte avec fierté au cœur d'avoir poser un acte digne pour la libération de l'Afrique". Il insistera en affirmant que «nos présidents doivent saisir l'occasion de laver cet affront". A sa suite, le représentant de la délégation malienne, Pape Diallo soulignera que,«nous avons un ennemi qui s'est auto-désigné, c'est la France. L'Initiative souveraineté et paix, a arrêté une feuille de route pour les pays de l'Afrique qui dégage des actions à mener pour non seulement dégager la France de nos pays et surtout construire une armée continentale. Pour gagner cette guerre, il est impérieux pour la population africaine de gagner la guerre de communication. En effet, la communication a un impact sur le moral des troupes et des populations. Le plan d'actions se décline comme suit : la mobilisation générale et simultanée dans tous les pays. La pression sur les parlementaires pour l'adoption de lois permettant de rendre public tout accord qui engage la souveraineté des peuples africains et soutenir les forces armées africaines».

Firmin OUATTARA



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