Centre de gestion agréé de Bobo-Dioulasso : Main à main avec les Impôts pour plus d’efficacité

16/01/2020
00:00

La Direction générale des Impôts et le Centre de gestion agréé de Bobo-Dioulasso étaient en concertation. Ce mercredi 15 janvier 2020 à la maison de la culture Mgr Anselme Titianma Sanon, à Bobo-Dioulasso.

 

«Renforcement du partenariat entre administration fiscale et centre de gestion agréé de Bobo-Dioulasso», c’est sous ce thème que s’est tenue ce mercredi 15 janvier la rencontre annuelle de la Direction générale des impôts (DGI) et le Centre de gestion agréé de Bobo-Dioulasso (CGA-B). Les CGA ont été créé sous l’impulsion de l’UEMOA à travers une directive de novembre 1997. Selon le Directeur général des impôts, Moumouni Lougué,«les CGA sont une recommandation de l’UEMOA. L’UEMOA a constaté que le secteur informel au niveau des Etats était désorganisé, mais représentait un pan important dans le PIB. On a donc estimé qu’il fallait les (entreprises du secteur informel: ndlr) encadrer à travers des structures comme les CGA. Les CGA ont donc été mis en place dans les différents pays de l’UEMOA». Le CGA a été institué au Burkina Faso en 1998. C’est une structure de la Chambre de commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Le CGA a pour mission d’assister les petites et moyennes entreprises dans leur gestion fiscale, comptable et organisationnelle. Selon le président du conseil d’administration du CGA de Bobo-Dioulasso, Juste Cyriaque Nacabo,«la vocation première des CGA est d’accompagner l’informel vers le formel. Quand vous demandez à une entité de se formaliser, c’est de respecter un certain nombre de lois et de règlements. Ce mécanisme permet déjà d’augmenter le nombre de contribuables». En se formalisant, cela permet à ces entreprises d’avoir un meilleur accès aux financements. Par la même occasion, cela permet d’élargir l’assiette fiscale, et par ricochet les recettes fiscales. Dès lors, le CGA est devenu un partenaire privilégié de la direction générale des Impôts, la plus grande administration chargée de la mobilisation des recettes fiscales au Burkina Faso. Régulièrement ces deux institutions tiennent des rencontres de concertation pour lever les obstacles au bon fonctionnement des CGA. Parce que, si les CGA fonctionnent mal, cela se répercute sur les activités de la DGI et sur le niveau des recettes. «C’est pourquoi nous nous concertons régulièrement pour trouver les différentes solutions aux problèmes», relève le DGI, Moumouni Lougué. En termes d’accompagnement des entreprises de façon générale, les CGA «travaillent plus ou moins sous la législation des Impôts. Nous prenons les informations, les directives avec les Impôts. Mais, souvent dans l’exécution de nos tâches, il y a parfois des difficultés. Parfois il y a un problème d’interprétation des textes. Les CGA rencontrent entre autres, des difficultés de couverture des entreprises. Le CGA de Bobo-Dioulasso doit couvrir toute la zone Ouest du pays. Or, les CGA sont constitués sous forme d’association et c’est la contribution des membres qui les fait fonctionner. «Avec les moyens limités que nous avons, il est souvent difficile de faire le travail comme il se doit», soutient le PCA/CGA-B, Juste Cyriaque Nacanabo. Avant d’ajouter: «A l’image de la Chambre de commerce, les CGA ont connu un certain nombre de difficultés suite aux évènements de 2014. Il avait eu un peu de laisser aller. Nous avons repris les CGA pour essayer de leur donner du dynamisme. Pour l’année 2020, nos attentes sont que les CGA occupent la place de choix que les Impôts les a confiée».

Aly KONATE

Mariam SERE (Stagiaire)



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