Présidentielle de 2020 : En 48 heures, en une semaine,...en cinq ans, voici ce que je ferai du Burkina

28/01/2020
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Le Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR), a investi ce dimanche 26 janvier 2020, Tahirou Barry comme son candidat à la course vers Kosyam.

 

C’est dans une salle de l’ENEP de Gaoua pleine comme un œuf et avec un public qui pouvait encore remplir la dite salle plus de deux fois et qui n’ont pas pu avoir accès à l’intérieur que le Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR) a procédé à l’investiture du tout premier candidat annoncé pour la présidentielle de 2020. Quatre allocutions accompagnées de prestations d’artistes et l’acte d’investiture étaient les points clés qui ont jalonné cette cérémonie. Dans leur message, du président du comité local d’organisation Sansan Jonas Hien, en passant par le président du MCR, Carlos Toé (désigné Directeur de sa campagne), ainsi que la représentante des mouvements et associations qui soutiennent la candidature de Tahirou Barry (Mme Bila/Yoda Zenabou), tous appellent les électeurs a un éveil de conscience et à voter pour le "candidat de la génération consciente”. Comme un père à son fils pour une partie de chasse aux gibiers en pays lobi, c’est par la remise d’une écharpe des mains du patriarche Sié Djewanté Da qui symbolise l’engagement total et sans faille de tous ceux qui adhèrent aux causes que défend le candidat Tahirou Barry pour le développement du Burkina Faso, que l’acte d’investiture a commencé. Après le port de l’écharpe, le candidat Tahirou Barry a aussi reçu l’arc et le carquois. Cet acte symbolise les instruments de combat qu’utilisent les peuples du Sud-Ouest pour vaincre l’adversité. Ceci, pour dire au candidat qu’il est outillé pour une victoire écrasante à la course à l’élection présidentielle de 2020. La cérémonie d’investiture, à l’image d’un guerrier du Sud-Ouest, s’est achevée par la remise d’un gourdin. Le gourdin dans la société lobi sert à abattre définitivement l’animal qu’on a fléché et qui résiste encore à la mort. Par cet acte, le patriarche Sié Djewanté Da a signifié à Tahirou Barry qu’il utilisera ce gourdin en cas de second tour pour définitivement remporter la victoire au soir des élections.

Par ces actes, Tahirou Barry concrétise officiellement l’appel du Mouvement pour le changement et la renaissance, un an après que ce parti politique l’ait appelé pour briguer la magistrature suprême sous sa bannière. Une responsabilité certes lourde, mais que le désormais candidat entend assumer avec sacrifice, engagement et foi. A cet effet, Tahirou Barry place cette candidature sous le signe de trois grands combats que sont :

- Le combat pour la paix, la sécurité et l’unité nationale ;

- Le combat pour le bien-être social des populations qui s’enfoncent chaque jour dans la misère ;

- Le combat pour le plein emploi des cerveaux et braves bras valides de notre pays.

L’arme que le candidat du MCR compte utiliser pour réussir ce défi, c’est le système éducatif. Pour ce faire, il compte accorder à l’éducation au moins 30 % du Budget national. Et comme autres traitements à proposer pour sortir le Burkina Faso de cette situation, Tahirou Barry propose : «En 48 heures, j’installerai un gouvernement de quinze vertueux, grands technocrates et serviteurs de l’Etat avec un respect du quota de 30 % de femmes. En 30 jours, toutes les hautes fonctions et directions de l’Etat seront pourvues de leaders visionnaires, honnêtes, patriotes et travailleurs. En 100 jours, je mettrai en place un Fonds d’appui aux initiatives des jeunes et femmes d’un montant annuel de 100 milliards F CFA. En un an, nos FDS seront dotées de tous équipements et matériels indispensables à l’accomplissement de leurs missions face aux attaques terroristes. En deux ans, tous les élèves et étudiants méritants bénéficieront d’une bourse d’études. En trois ans, tous les fraudeurs, gangsters économiques et autres pilleurs des richesses nationales seront recherchés, jugés et envoyés à la prison civile de Gaoua pour méditation. En quatre ans, avec les grands travaux sur toute l’étendue du territoire, l’accompagnement conséquent des petites et moyennes entreprises et les recrutements de la Fonction publique, aucun cerveau, aucun bras valide ne perdra son temps dans les cabarets ou kiosques pour les frelatés. Ils seront tous sollicités. En cinq ans, on fera du Sud-Ouest, du Centre-Sud et des Cascades, la capitale ouest-africaine de la culture et du tourisme. La Boucle du Mouhoun sera un véritable grenier du Faso, le Centre-Nord sera celui des arts et de l’artisanat avec toutes les merveilles qu’il comporte, le Sahel et le Nord seront la capitale incontournable ouest africaine du marché à bétail, l’Est sera la capitale des grandes écoles ou même les géomanciens gourmantchés pourront enseigner leurs sciences. Le Plateau central sera le siège des petites et moyennes entreprises, les Hauts-Basins seront une véritable capitale économique débarrassée des entreprises malades qui toussent chaque jour avec des fièvres sociales toujours fortes. Le Centre-Ouest sera la capitale des industries de transformation du coton et le Centre, enfin sera une véritable capitale politique digne et fière, qui n’acceptera jamais de se faire gronder publiquement et ne répondra à aucune convocation d’un quelconque Toubab que ce soit à Pau, Marcoussis, Kleber ou Paris».

Arrivé troisième sur les 14 candidats à l’élection présidentielle de 2015 sous la bannière du Parti pour la renaissance nationale (PAREN), la candidature de Tahirou Barry est portée cette fois-ci par le MCR et une vingtaine de mouvements et associations. Et le choix de Gaoua pour se faire invertir n’est pas fortuit, car, l’homme est né dans la diaspora en République de Côte-d’Ivoire, mais a grandi ici en pays lobi, d’où il revendique l’appartenance. Tahirou Barry, né le 27 juillet 1975 à Gagnoa en Côte d’Ivoire, est titulaire d’une maîtrise en droit et d’un DESS en psychologie sociale et du travail. Il est marié et père de six enfants. Tahirou Barry a travaillé dans des sociétés minières.

Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du premier gouvernement Paul Kaba Thiéba, il fut identifié par le Faso.net et son agence de sondage comme le premier de classe de tous les ministres en fonction de 2016-2017.

Warhanté Hien

 



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