Filière coton : Le Burkina dispose de la toute première usine d'égrenage bio de la sous-région

03/02/2020
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Le président du Faso a procédé à l’inauguration de la toute première Société d’égrenage de coton biologique (SOCOBIO) de la sous-région dans la cité du cavalier rouge. C’était lors de la 2ème édition du SICOT qui s’est tenu du 30 au 31 janvier 2020 à Koudougou. Par ailleurs, le Salon a refermé ses portes le vendredi 31 janvier 2020 avec des recommandations issues des travaux, pour la valorisation du secteur coton.

 

C’est un pari gagné par le ministre Harouna Kaboré et ses compagnons. Lancer lors de la première édition du SICOT à Koudougou, le président du Faso a procédé à l’inauguration de la Société d’égrenage de coton biologique (SOCOBIO). Bâtie sur une superficie de 500 m2, la SOCOBIO a un capital de dix (10) millions de FCFA avec une capacité de production de 17 500 tonnes par saison. Sa réalisation a coûté 3,850 milliards de FCFA. L’usine va employer 40 personnes de manière permanente et une centaine de saisonniers. Les Etats-Unis ont accompagné le Burkina dans la réalisation de cet édifice. A en croire l’ambassadeur américain Andre Young, ce soutien rentre dans le cadre de l’engagement de son pays à accompagner le Burkina Faso dans le développement, avant de préciser que cette «usine sera le fer de lance contre le chômage des femmes et des jeunes». Pour le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, «l’ouverture de cette usine évitera la récolte tardive du coton biologique».

Des recommandations pour la modernisation de l’artisanat africain et l’accroissement de la production du coton bio

La deuxième édition du SICOT a été un succès selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. 1500 participants annoncés, 2350 participants ont été inventoriés à Koudougou, selon Harouna Kaboré. Ces participants étaient entre autres, des experts et professionnels de la filière coton et textile venus de 30 pays de l’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe. Les travaux de 48 heures ont permis d’énumérer les défis, les enjeux et les perspectives de la modernisation de l’artisanat africain. En conséquence, d’exposer les opportunités de production, de transformation du coton bio en Afrique de l’Ouest. En ce qui concerne les recommandations, on peut citer entre autres, octroyer un coût préférentiel de l’énergie pour les industries du textile, accroître la production du coton biologique et soutenir les initiatives de consommation locale. «Au vu des conclusions et recommandations auxquelles vous avez abouti, et dont la pertinence augure des lendemains meilleurs, je ne doute point, que l’engagement de tous à faire de la filière coton-textile, un levier opérationnel pour l’industrialisation et la croissance économique des Etats africains soit une réalité», a souligné le ministre Harouna Kaboré. Par ailleurs, on note le lancement de la Confédération coton-textile-habillement. Le président de cette nouvelle organisation est Abdoulaye Nabolé, Directeur général de la Filature du Sahel (FILSHA). Rendez-vous est pris du 27 au 28 janvier 2022 pour la 3èmeédition à Koudougou.

Aubin OUEDRAOGO



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