Attaques terroristes, comme si on leur avait tout autorisé

04/02/2020
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Les terroristes ont décidé de tuer les populations civiles. Et ils le font de la façon la plus meurtrière possible. C’est par dizaine que chaque semaine, ils attaquent, tuent et repartent. Comme si les Forces de défense et de sécurité et les populations étaient impuissantes, les terroristes font apparemment ce qu’ils veulent. La dernière tuerie est celle qui s’est déroulée samedi 1er février à Lamdamol dans le département de Bani et qui a fait dix-huit morts et occasionné des déplacements des populations vers d’autres localités certainement plus sécurisées. Est-ce à dire que nous ne pouvons plus rien contre et que le terrorisme va continuer à se manifester tel qu’il l’est actuellement? Ou, est-ce à dire que les populations des zones à risque vont-elles abandonner leurs localités pour se regrouper dans les grandes agglomérations? En tout cas, tout laisse à croire que ces zones seront abandonnées à leur profit. Et pourtant les Burkinabè, notamment au plus haut niveau de l’Etat, on a toujours convaincu que le Burkina Faso ne cèdera pas un seul centimètre de son territoire. Ce à quoi on y croire, mais franchement, il va falloir trouver d’autres solutions. Car, tout laisse à croire que le dispositif actuel ne fonctionne pas bien puisque les résultats sont insuffisants.

En effet, même si tout le monde s’accorde à dire que la lutte contre le terrorisme sera difficile et longue, il faut tout de suite que dès maintenant on trouve des solutions pour rassurer et sécuriser et les populations. Parce que, pour l’instant, elles ont l’impression d’être abandonnées. Même si elles ne le manifestent pas publiquement. Personne, surtout de façon forcée, n’est prête à abandonner son village, où elle est née, a grandi et possède des biens pour des horizons inconnus.

La communauté internationale a intérêt à soutenir le Burkina Faso spécifiquement et les pays du G5 Sahel pour une lutte plus efficace contre le terrorisme. Parce que, ce n’est pas seulement le pays des Hommes intègres qui est concerné, mais toute la région Ouest-africaine. Si les terroristes arrivent à s’installer au Burkina Faso, ils menaceront d’autres pays de la sous-région et même au-delà. Il faut prendre cette situation très au sérieux et mobiliser fortement tous les moyens sur tous les plans pour y mettre fin. Ce n’est pas en multipliant les conférences, les sorties médiatiques et les intentions de soutien qu’on pourra arriver à bout du terrorisme. D’ailleurs, il y en a eu déjà eu suffisamment et au cours desquelles, des engagements et des clarifications de positions ont même été faits. Le terrorisme n’a pas de frontière. C’est pourquoi, dès qu’il se manifeste, et où qu’il soit, il faut l’attaquer et le neutraliser pendant qu’il est temps. Au Burkina Faso, on a l’impression que les uns et les autres ont pensé qu’il fallait faire avec le temps. Malheureusement, au fur et à mesure qu’on avance, le terrorisme gagne du terrain. Rendant l’équation de plus en plus difficile à résoudre. Et pourtant, il faut y trouver une solution.

Dabaoué Audrianne KANI

 



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