Présidentielle et législatives, candidats à vos marques !

06/02/2020
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On savait que les élections présidentielles et législatives couplées se dérouleront en 2020. Mais, la date exacte n’était pas connue. Depuis hier mercredi 5 février, c’est chose faite car le gouvernement réunit en Conseil des ministres a retenu la date du 22 novembre. Autant dire que tous les acteurs sont désormais fixés sur le calendrier électoral. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est invitée à mettre les petits plats dans les grands pour que, techniquement, tout se passe bien. Autrement dit, il lui revient d’organiser les élections. En commençant par mettre en place un fichier électoral fiable, incontestable. Car, les acteurs politiques, compétiteurs aux élections en Afrique ont très souvent eu des difficultés à s’accorder sur le fichier électoral. Le Burkina Faso n’a jamais échappé à cette bagarre. Car, une bonne élection se meure toujours par la qualité du fichier électoral. Et comme celui qui sera établi en ce moment pour la présidentielle et les législatives vaut en même temps pour les municipales de 2021, il doit être exempt de toute contestation.

Passé l’étape de la liste électorale, il y a les moyens techniques et tout le dispositif qu’il faut mettre en place pour les opérations électorales elles-mêmes. Nul doute que le gouvernement mettra les moyens qu’il faut à la disposition de la CENI pour réussir le pari. Pour l’instant, la seule fausse note reste le faible taux d’enrôlement des Burkinabè de l’extérieur sur les listes électorales. Certainement qu’une seconde chance leur sera accordée; à l’issue de laquelle on fera avec ce qu’on aura récolté. Mais, tout porte à croire que les attentes risquent de ne pas être comblées.

Après la CENI, l’un des grands enjeux pour des scrutins est la mobilisation des électeurs et la classe politique dans son ensemble. Une élection, par essence est un moment privilégié pour des populations de se choisir les dirigeants de leur pays pour une période bien déterminée. Dans notre cas, ce sera pour les cinq prochaines années. Aussi, nous devrions, massivement et dans la discipline, nous faire enrôler sur les listes électorales dans un premier temps, et ensuite, sortir encore massivement ce 22 novembre prochain pour choisir nos dirigeants. C’est un moment très important dans la vie d’une nation. C’est aussi un moment important pour chaque citoyen qui participe ainsi à la vie de son pays. Voter, c’est exprimer son engagement et son appartenance à une communauté de destin.

Ces deux scrutins (présidentiel et législatifs) sont donc très attendus. Au regard du contexte sécuritaire et social d’une manière générale, les Burkinabè, toutes tendances sociopolitiques confondues ont intérêt qu’ils se déroulent dans la transparence, dans l’égalité des chances pour tous les candidats, dans la paix et la tolérance. Et c’est maintenant que ça commence. Pour l’instant, étant donné qu’il n’y a rien à signaler, il faut souhaiter que cela se poursuive jusqu’au jour-J et même après. Afin que les dirigeants qui seront élus le soient dans les meilleures conditions et soient les plus légitimes possibles.

Dabaoué Audrianne KANI



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