Enrôlement biométrique, c’est maintenant que débutent les élections

11/02/2020
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Les Burkinabè auront à se faire enrôler dès hier et ce jusqu’en mai prochain en vue d’élire le 22 novembre prochain leur président du Faso et les députés à l’Assemblée nationale. La cérémonie officielle de lancement de l’opération a eu lieu hier lundi 10 février 2020 à Dédougou, la région de la Boucle du Mouhoun, la plus grande du Burkina Faso en termes de populations, mais également de superficie et de production agricole. C’est donc un signal fort qui a été donné à partir de Dédougou où il est attendu un peu plus d’un demi-million de nouveaux inscrits.

L’enrôlement biométrique ou encore l’inscription sur les listes électorales constitue la première opération et la plus importante en matière d’élections. Car, le fichier électoral qui sera ainsi constitué est la base sur laquelle les élections vont se dérouler. En termes clairs, ce sont les électeurs dont les noms figurent sur ce fichier qui seront autorisés le jour du vote, à voter effectivement. C’est donc dire que c’est depuis hier que les vraies opérations portant élection du président du Faso et des députés à l’Assemblée nationale ont débuté.

Pour ce faire, les Burkinabè doivent aller se faire enrôler partout. Car, c’est à eux qu’il appartiendra, le 22 novembre prochain, de désigner parmi tous les candidats qui se présenteront, celui qui conduira pendant les cinq prochaines années leur destin. C’est à eux qu’il reviendra de désigner les 127 députés qui voteront les lois, consentiront l’impôt et contrôleront l’action du gouvernement pendant cinq ans. C’est donc le moment et personne ne doit se mettre en marge. Surtout pour les jeunes.

Quand on dit que la jeunesse est le fer de lance du développement, qu’elle constitue l’avenir du pays, l’enrôlement sur les listes électorales leur donne cette occasion de choisir l’avenir qu’ils voudraient pour leur pays en portant leur choix sur des hommes capables de façonner cet avenir.

Il est certes du rôle des partis politiques et des organisations de la société civile de mobiliser les populations, mais il sera plus intéressant que les Burkinabè eux-mêmes s’approprient les élections en allant librement se faire enrôler pour ensuite aller voter, également, librement. Le bulletin de vote et l’acte de voter en lui-même constituent la première participation de tout individu à la gestion de son pays. Quand on ne vote pas, on s’exclut soi-même et de fait de toutes les affaires de son pays.

Peut, très sincèrement critiquer la gouvernance d’un président du Faso quand on n’a pas pris part à son élection? Peut-on reprocher à des députés de faire mal leur travail quand on ne s’est pas rendu dans une urne pour exprimer son devoir de citoyen? Certainement que non puisqu’en réalité on a refusé de donner sa voix à un candidat. Mais, tout cela commence dès à présent avec les inscriptions sur les listes électorales. Une fois de plus, c’est donc le moment. Manquer ce rendez-vous, c’est manqué de participer à la construction de son pays et d’inscrire son nom dans les annales de son histoire. Comme si on n’a jamais existé dans et pour son pays.

Dabaoué Audrianne KANI



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