Plan de gestion social et environnemental de CIMASSO : «La tension sociale est derrière nous», selon le comité de suivi

13/02/2020
00:00

Le Comité de suivi du Plan de gestion environnemental et social (CS-PGES) de CIMASSO a tenu une conférence de presse, mardi 11 février 2020. Au gouvernorat de Bobo-Dioulasso, pour faire le point de ses activités.

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le nouveau président du CS-PGES/CIMASSO, Balémany Sérissouma a fait savoir que la composition du comité est passée de 36 à 16 membres. Au titre des activités réalisées, il y a les rencontres avec les riverains, les propriétaires terrains, les autorités administratives et coutumières, les personnes ressources, les administrations et CIMASSO). L’on note également entre autres, l’évaluation de l’étude d’impact environnemental et social de toutes les habitations mitoyennes à l’usine CIMASSO; la réévaluation et le dédommagement des 32 premiers ménages ayant fait l’objet des premières études. Et c’est justement ce point qui a le plus retenu l’attention des journalistes. Pour cause, samedi 19 janvier 2019, des riverains ont animé une conférence de presse pour dénoncer les nuisances (fissures de murs, bruit, poussière) dont ils seraient victimes du fait de l’installation de l’usine CIMASSO. Aux questions des hommes de médias sur le sujet, le CS-PGES rassure. Par rapport au nombre de ménages dédommagés, il s’agit de ceux qui se seraient faits enregistrés au début. «Certains ni croyaient peut être pas», explique le président du Comité de suivi. La procédure proposée par ce comité a été que CIMASSO face son évaluation d’une part, et les riverains d’autre part. Evidemment, qu’il y avait des écarts entre les deux. Mais, CIMASSO, sur proposition du comité est même allé au-delà des évaluations des riverains. Au regard de cet acquis, d’autres se sont manifestés et leur dossier suit son cours. S’agissant de la poussière et du bruit, le comité estime qu’il y a effectivement des choses à faire pour améliorer la situation et il a fait des propositions à la société. Cependant, pour le Pr Younoussa Millogo, spécialiste en chimie des matériaux, il faut être prudent. Le matériel dont dispose le comité permet seulement de détecter la nature de la pollution atmosphérique. En tout cas, le comité estime que la «tension sociale est derrière nous», et travaille à prévenir tout risque de résurgence.

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr



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