Bilan du ministère de la Culture: Satisfait des résultats, Abdoul Karim Sango table désormais sur le professionnalisme

17/02/2020
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Vendredi 14 février, le ministre Abdoul Karim Sango a rencontré la presse à Bobo-Dioulasso pour faire le bilan annuel de son département. Il est positif malgré les difficultés liées à l'insécurité. C'est pourquoi, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme a indexé les pratiques qu'il faut désormais bannir et les défis à relever ensemble.

D'entrée de jeu, le ministre Sango a situé le contexte commun dans lequel vivent et fonctionnent toutes les institutions républicaines, à savoir l'insécurité qui impacte négativement les rendements souhaités. Toutefois, le ministère peut se satisfaire des résultats de l'année écoulée malgré la perturbation de ses activités. «Des acquis importants ont été engrangés», note Abdoul Sango, avant d'ajouter: «Bien que constituant un réel motif de satisfaction, nous ne pouvons ignorer les défis nombreux que nous devons travailler à relever». Trois heures durant, le chef du département en charge de la Culture, des Arts et du Tourisme a entretenu les hommes et femmes des medias sur les réalités de son département et les exemples à suivre au regard de ce qui se fait de mieux ailleurs, pour corriger les anachronismes qui menacent des avancées des secteurs qu'ils faut mieux renseigner et mettre au niveau. Afin qu'ils portent davantage de résultats positifs. Il est ainsi du secteur touristique qui souffre entre autres maux d'un manque d'adéquation des prix dans l'hôtellerie et d'attractivité dans les services rendus à la clientèle. Il en est de même des arts, en particulier les arts vivants et le cinéma dont le Burkina est pionnier en Afrique et qui regorge de talents humains très mal exploités. Prenant exemple sur les sportifs, il a souhaité que les acteurs et professionnels du septième art et autres formes d'expressions artistiques atteignent un niveau enviable au plan social qui puisse inciter les jeunes à s'y investir pour assurer la relève. Des anecdotes contées par le ministre sur ses expériences de rencontre à l'international, lui font dire que Souké et Siriki par exemple sont plus considérés que lui ministre dans certaines régions du monde et il en est plutôt fier… Pourquoi n'y a t-il plus de suite à telle et telle série qui était pourtant si prisée aussi bien au Burkina qu'ailleurs dans le monde? Demande Abdoul Karim SANGO. Des suites sont annoncées et tardent à de faire voir. A quand notre Fasowood? A l'exemple du florissant exemple du Nigeria qui ne s'appuie pas sur l'Etat et qui a pourtant précédé le Fespaco!? Sait-on que les Etats Unis ou la France par exemple vendent plus davantage leur culture que bien de ressources naturelles? Demande encore le ministre.

Il y'a eu bien de questions et de contribution, de souhaits exprimés également au cours de cette rencontre avec les journalistes. Autour de points divers tels que le monument de Thomas Sankara, ou encore la suppression de certains événements culturels qui serait en vue au ministère… Est-il vrai que le déménagement de la SNC est programmé pour le tenir ailleurs? Faux. Il a assuré que «le ministre Sango est un homme rationnel qui réfléchit», comme quoi les commentaires insensés ne peuvent pas relever de la vérité en ce qui concerne son département ministériel. Si certaines manifestations peuvent être tenues ensemble pour générer moins de dépenses et plus de rentabilité, cela ne signifie pas leur suppression. Sur le projet autour du Président Sankara: «Ce fut une erreur de permettre que des personnes certes animées de bonnes intentions, s'engagent dans des projets concernant des personnalités de l'envergure du Président Sankara qui appartient au Burkina Faso du fait qu'il dirigea notre pays en tant que Chef de l'Etat…», a dit le ministre au sujet des ratés et reprises dans la réalisation du monument dédié au père de la révolution… Le ministère a donné son accord pour l'installation de la dernière version de l'effigie, vu que les parties concernées sont d'accord! Et il n'y aura pas une autre inauguration..

Sibiri SANOU

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