Enrôlement des Burkinabè: «Nous assistons à une manifestation réelle d’une régionalisation», dixit Moussa Zerbo, porte-parole de l’UPC

21/02/2020
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L’Union pour le progrès et le changement (UPC) a animé une conférence de presse le 20 février 2020 à son siège à Ouagadougou. L’enrôlement biométrique des électeurs et l’établissement de la CNIB, tels sont les deux principaux points soulevés.

 

Selon Moussa Zerbo, Secrétaire général national en charge des questions électorales de l'UPC et porte-parole du parti, l’enrôlement des Burkinabè et l’opération de délivrance de la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ne répondent pas aux attentes de son parti. En effet, l’UPC dénonce une mascarade dans l’établissement des CNIB. Selon son porte-parole, l’Union européenne (UE), à travers une requête formulée par le Chef de file de l’opposition politique (CFOP), a souhaité que les CNIB puissent être subventionnées à 500fcfa afin de permettre aux Burkinabè de pouvoir bénéficier de ce précieux sésame si toutefois elle recevait l’accord du pouvoir actuel. À la suite de cela, une correspondance a été adressée au président du Faso par le CFOP qui est restéesans suite. Toujours selon le député Moussa Zerbo, «bien au contraire, nous assistons à un phénomène sur le terrain. Le pouvoir en place met de l’argent à la disposition de pseudos associations ou regroupements qui dressent des listes des militants de leur parti, et déplacent l’ONI pour leur délivrer des CNIB. Et même des ministres, pas des moindres le font dans leurs localités. Nous assistons donc du coup à une manifestation réelle d’une régionalisation. Nous avons vécu le cas, tous ceux qui vont et qui ne sont pas d’obédience MPP et autres, n’ont pas droit à cette CNIB». Ce que l’UPC dénonce avec fermeté et demande que ces pratiques prennent fin au risque d’engendrer des crises plus tard. Pour ce qui est de l’enrôlement des électeurs, tout comme celui des Burkinabè de l’intérieur, l’UPC estime que celui de la diaspora soit également prorogé. Car, selon elle, cette diaspora a été victime d’une injustice grave. «Vous savez, le Code électoral, à l’issue du dialogue politique, a subi des mutations afin de permettre à la diaspora de s’enrôler dans des coins autres que les ambassades et consulats. Malheureusement, ils ont été confinés dans ces lieux. Toute chose qui n’a pas permis à des Burkinabè qui se trouvaient à des distances très éloignées, de pouvoir s’enrôler», a confié Moussa Zerbo. Puis de conclure, «nous interpellons le gouvernement pour que cette injustice grave faite à la diaspora soit rattrapée en revoyant une révision exceptionnelle pour qu’ils puissent se faire enrôler. La loi a été révisée le 23 janvier et l’enrôlement de la diaspora a pris fin le 26. Où est l’équité dans cela?».

Aïcha TRAORE

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