Lutte contre le Coronavirus, Roch a donc parlé

23/03/2020
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On a voulu que le président nous parle personnellement. Non pas parce que nous n’avons pas confiance à la parole de ses ministres et des techniciens. Mais tout simplement parce que, en sa qualité de président élu ayant promis de préserver et de garantir notre sécurité et notre santé, il était bien séant qu’il nous dise quelque chose à son peuple. Effectivement, comme si les Burkinabè attendaient ce message de leur président, ils ont, presque tous adhéré aux mesures qu’il a annoncées. Beaucoup de Burkinabè se sont personnellement auto-confinés, non pas parce qu’ils portent le germe, mais tout simplement pour éviter que la maladie passe par eux. Le premier jour du couvre-feu, les grandes villes se sont automatiquement vidées de leurs habitants. Chacun est rentré chez lui, parce qu’il ne veut pas que le Coronavirus passe par lui. Les maquis, les restaurants, les espaces publics ont fermé parce que les gérants ne veulent pas que le Coronavirus passe par eux ou dans leurs lieux de travail.

A première analyse, on peut dire au risque de se tromper que les Burkinabè ont largement souscrit aux mesures prises par le président du Faso. Seulement, ces mesures auraient pu être prises plus tôt car, comme le disent certains, le mal s’est déjà suffisamment installé dans la maison. La preuve est que chaque jour, le nombre de cas ne fait qu’augmenter même si des cas de guérisons viennent de temps en temps nous rassurer qu’on peut guérir définitivement de la maladie. Malheureusement, cette guérison ne veut pas dire qu’on ne peut contracter de nouveau la maladie. D’où la nécessité de respecter les mesures de protection de soi-même et des autres.

Ces mesures qui ne sont pas aussi contraignantes recommandent de se laver régulièrement les mains au savon et à l’eau, à défaut d’utiliser du gel hydro-alcoolisé pour se désinfecter; de tousser dans le creux du coude; d’utiliser un mouchoir et de le jeter après dans une poubelle; de ne cracher à terre; d’appeler le 3535, numéro vert en cas de complications respiratoires, de toux et de maux de tête; d’éviter les regroupements de plus de 50 personnes. D’où la fermeture des lieux de culte (mosquées, églises, temples); la fermeture des frontières terrestres, ferroviaires et aériennes au transport de personnes. Et le tout couronné par un couvre-feu de 19 heures à 5 heures du matin.

Le président a pris des mesures non-contraignantes. Elles consistent à protéger les Burkinabè contre la maladie pour au finish, ne pas être coupé du reste du monde. Autrement, si le Burkina Faso venait à être l’épicentre de cette maladie en Afrique de l’Ouest (touchons du bois), il est évident que les autres pays nous fermerons systématiquement leurs frontières. Il faut donc prévenir (même si ça semble un peu tard) que de guérir. Refuser de respecter ces mesures sous quelque prétexte qu’il soit, c’est s’exposer et exposer les membres de sa communauté.

Dabaoué Audrianne KANI



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