Soutiens à la lutte contre le Coronavirus, il faut de la transparence

27/03/2020
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Il y a de cela quelques jours, les premiers soutiens au gouvernement pour lutter contre la maladie à Coronavirus ont commencé à tomber. Certains d’entre ces soutiens vont directement aux populations les plus vulnérables des quartiers précaires. Si pour l’instant l’aide en provenance de l’extérieur (c’est-à-dire des traditionnels partenaires techniques et financiers) est assez rare, il faut plutôt noter la solidarité qui s’exprime à l’intérieur même du pays. Cette solidarité s’exprime en nature (remise de matériel technique, de désinfection) et en espèces (remise de chèques). Tout cela démontre la capacité et la volonté du Burkinabè à se prendre en charge. Malheureusement très souvent, ce sont les moyens qui font défaut.

En effet, si des Burkinabè ont décidé de soutenir les actions du gouvernement afin de réussir la lutte contre la pandémie de Coronavirus, ce n’est certainement pas parce qu’ils en ont de trop. Mais, c’est sans aucun doute par solidarité envers leur pays et par solidarité à l’endroit des malades. En retour, ils doivent être récompensés de la plus belle des manières. Qui va constituer à gérer dans la transparence la plus totale les dons (en nature ou en espèces) qu’ils ont fait. Car, ce qui fâche souvent les bons samaritains, les partenaires au développement et même les contribuables, c’est la manière dont leurs contributions sont gérées.

La maladie à Coronavirus ne fait pas de distinction entre riche et pauvre; elle ne connaît pas de fort ni de faible; elle ne fait de différence entre chrétien, musulman et animiste. C’est pourquoi, tous les malades doivent bénéficier des mêmes attentions, des mêmes soins et dans les mêmes conditions. C’est pour cela que ces dons ont été faits. En attendant que d’autres dons viennent s’ajouter.

Il est clair que face à cette maladie qui n’épargne aucun pays, chaque pays doit faire face à ses problèmes. D’ailleurs, il ne peut en être autrement quand on s’aperçoit que les plus grands partenaires sont ceux-là qui sont durement éprouvés par la maladie. Si bien que le soutien à des pays comme le nôtre est tout de suite mis en second plan. C’est au regard de tout cela que nous devons nous discipliner et respecter les mesures de protection individuelle et collective. Il est établi que nous ne disposerons pas des moyens techniques et des ressources humaines suffisantes pour faire face à la maladie si jamais elle se propageait à une échelle plus grande. Aussi, même si cela devrait être le cas, il ne faut pas hésiter à contraindre par la force les populations à respecter les mesures d’hygiène et de prévention.

La pandémie à Coronavirus est une question de santé publique qui exige l’implication de tous. Autrement dit, chacun doit se protéger, protéger son entourage et toute sa communauté. Refuser de le faire constitue un crime, puni par la loi. Aussi, faut-il actionner tout ce qui est dispositif coercitif légal afin de soumettre tout le monde à la rigueur de la loi.

Dabaoué Audrianne KANI

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