Enseignement à distance au Burkina Faso : Les enregistrements ont enfin débuté

24/04/2020
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Avec la maladie à Coronavirus, le système éducatif burkinabè a pris un coup entraînant la fermeture des établissements scolaires. Dans le but donc d’assurer la continuité de l’apprentissage des élèves dans ce contexte, le ministère de l’Education nationale a fait recours à l’enseignement à distance. Deux sites ont été choisis à ce effet notamment le lycée Bogodogo et le lycée Mixte de gounghin de Ouagadougou. Le ministre de l’Education, Stanislas Ouaro était le 23 avril 2020 sur le site de Bogodogo pour constater de l’effectivité de ce système.



Le système éducatif burkinabè est confronté à deux défis majeurs dont le premier est le défi sécuritaire qui sévit depuis 5 ans et qui a occasionné la fermeture d’un peu plus de 2500 établissements scolaires, occasionnant l’arrêt scolaire pour des milliers d’élèves et des enseignants. Le second défi qui est sanitaire (COVID-19) a occasionné définitivement la fermeture des établissements scolaires du pays à la date du 16 mars 2020. Afin donc de rendre ce système éducatif plus résilient face à ces défis, le gouvernement a travaillé à la rédaction et à l’adoption d’un plan de riposte pour la continuité de l’éducation et contre le COVID-19. Ce plan qui comporte deux actions majeures a été adopté en Conseil des ministres du 16 avril dernier. La première, c’est le plan de continuité éducative en utilisant les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et la seconde est un plan de réouverture des établissements scolaires. A la suite de sa visite sur le premier site de l’enseignement à distance à Bogodogo, le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro a indiqué que cette première action du plan va contribuer à l’amélioration des acquis, au maintien des élèves dans le système scolaire et va permettre à un maximum d’élèves de continuer d’être dans la dynamique éducative en attendant la réouverture des classes. A l’en croire, sept chaînes de télévision participent à la production des contenues avec une cinquantaine de radios qui émettent au niveau national et communautaire. Et au-delà de la sélection des enseignants sur la base de critère de qualité, le ministre a informé de la présence des encadreurs pédagogiques qui accompagnent ces enseignants dans la préparation des leçons, et qui suivent leur déroulement de façon à corriger les imperfections. Par ailleurs, Stanislas Ouaro a tenu à clarifier que cette démarche ne remplace pas la classe ni l’enseignant. Il s’agit plutôt d’un dispositif important qui permet de maintenir le lien entre les élèves et le système éducatif et qui permet d’améliorer la qualité des apprentissages. «Des polycops seront distribuées aux élèves qui n’ont pas accès aux TIC. Pour ce qui est du programme des diffusions, il sera diffusé sur les différents médias, les réseaux sociaux de façon à ce que les élèves puissent choisir les cours qu’ils souhaitent suivre», a précisé le ministre de l’Education nationale.

Aïcha TRAORE



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