Roch Marc Christian voudrait bien être à l’aise mais…

07/05/2020
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Après avoir manifesté bruyamment dans les marchés et dans les mosquées pour demander la réouverture de leurs lieux de commerce et de culte et l’allègement des mesures de restrictions, les Burkinabè sont en train de redouter le retour de la maladie à Coronavirus. A qui la faute? La seule manière d’éviter le retour de la maladie, c’est de respecter les mesures-barrières que tout le monde connaît. Nul donc besoin de les rappeler. Autrement, que chacun prenne ses responsabilités. Ni le gouvernement, encore moins le président du Faso et les personnels de santé ne seront pris pour responsables d’un éventuel retour de la maladie à Coronavirus.

On a dit qu’il n’est pas possible de confiner la pauvreté. Les gens on dit qu’ils ont faim. Tout cela est vrai. Mais, c’est lorsqu’on est vivant qu’on sait qu’on est pauvre et qu’on a faim. Roch a donc tout ouvert. Chacun peut aller là où il veut. Faire ce qu’il veut quand il veut et comme il veut. Mais, qu’il sache qu’il lui incombe de prendre les mesures pour se protéger contre la maladie à Coronavirus et contre toute autre maladie. Ceux qui pensent que la maladie à Coronavirus n’existe pas peuvent l’essayer. Naturellement à leur risques et périls. Peut-il venir à l’esprit d’un gouvernement, d’un ministre ou d’un président de la République d’inventer une maladie pour détruire son peuple? Même si cela devait arriver un jour, il est hors de question qu’un président élu par un peuple décide d’exterminer ce même peuple.

Il n’est certainement pas question ici de défendre qui que ce soit. Encore moins le régime en place. Le pouvoir n’a aucun intérêt à ce que le Burkina Faso se retrouve dans la situation actuelle. Même si sa responsabilité est engagée. Roch serait le plus heureux, avec son Premier ministre et les membres de son gouvernement si tout baignait dans l’huile. Ils seraient les plus heureux si les Burkinabè mangeaient et buvaient, matin, midi et soir. Ils seraient les plus à l’aise si les Burkinabè pouvaient aller partout où ils veulent sur le territoire national et vaquer tranquillement à leurs préoccupations. Ils seraient les plus heureux si les organisations syndicats ne revendiquaient rien parce qu’ils auraient satisfait à toutes leurs doléances.

Malheureusement, rien de tout cela. Parce que Roch n’en a pas les moyens de satisfaire tout cela à la fois. Même s’il le voulait, les réalités sur les plans national et international sont là et nous le montrent. Si bien que les Burkinabè sont obligés, qu’ils le veuillent ou pas, de faire avec. Autrement, si nous voulons satisfaire toutes nos préoccupations, ou au moins une partie d’entre elles, nous devrions redoubler d’efforts. Compter sur nos propres forces. Une fois de plus, prenons nos responsabilités.

Dénis Dafranius SANOU



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