Sexualité responsable : Renforcement du capital des élèves du Centre

01/06/2020
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Pour cadrer la vie sexuelle de la jeunesse burkinabè, Collette Emma Souly/Yaméogo, présidente-fondatrice de l’Association des Femmes pour le Développement et le Bien-Etre a initié une activité de sensibilisation à l’endroit des élèves des différents établissements, le 30 mai 2020 à Ouagadougou.

« L’Association des Femmes pour le Développement et le Bien-Etre (AFDBE) a été créée en 1997 et reconnue officiellement en 1998. Mais, avec la nouvelle formule du récépissé, c’était le 1er février 2017 », a expliqué Collette Emma Souly/Yaméogo. Après un long chemin, l’association a donc décidé d’avoir son propre site à Sakoula dans l’arrondissement 9 de Ouagadougou, a-t-elle ajouté. Le but premier de cette structure est de raviver le cœur des personnes vulnérables, meurtries et d’enseigner aux jeunes filles des valeurs morales. Regroupant plusieurs volets, à savoir le VIH/SIDA, le cancer, le paludisme, la tuberculose, la pauvreté, l’association permet à plusieurs personnes de bénéficier d’une aide répondant à leurs besoins multiformes. En partenariat avec l’action sociale, l’AFDBE s’occupe également des jeunes filles qui rencontrent des difficultés avec leurs conjoints. Colette Emma Souly/Yaméogo a souligné que « au sein de notre association, 107 personnes vivent avec le VIH, soit 17 décès et 10 perdues de vue. Ces personnes perdues de vue ont tendance à recommander une aide ailleurs, parce que les financements ne viennent pas ». La présidente de l’association a aussi noté qu’en ce qui concerne le soutient de cette association, le ministère de la santé est moins impliqué par rapport au SP-CNLS. Pour terminer, la présidente-fondatrice de l’AFDBE a lancé son cri de cœur au peuple burkinabè. « Des personnes peuvent nous aider. Dans le cadre politique, les députés, ministres et conseillers peuvent parrainer une personne par association pendant 3 ans et cette association en retour va financer d’autres. Cela va amoindrir les soucis. Les parents doivent toujours veiller à l’éducation de leurs enfants. Mais, j’invite surtout les jeunes filles à être plus regardantes dans leur vie et non de se livrer aux vagabondages sexuels », lance-t-elle.
Chrystelle MANKOUDOUGOU (Stagiaire)



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