Culture du coton OGM : Des Ghanéens et Togolais à l’école des producteurs Burkinabè

14/09/2014
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Les 10 et 11 septembre 2014, des acteurs agricoles Ghanéens et Togolais se sont appropriés les technologies de la production du coton organique génétiquement modifié (OGM). Une initiative de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique au Burkina et au Togo.

 

Le Burkina Faso est le premier producteur de coton en Afrique. Il fait partie des dix pays producteurs du coton BT. Grâce aux Etats-Unis d'Amérique, une quarantaine d'acteurs agricoles venus du Ghana, du Togo et du Burkina se sont retrouvés à Bobo-Dioulasso les 10 et 11 septembre 2014 pour un partage d'expériences. Les raisons de l'introduction du coton OGM au Burkina Faso, les avantages liés à sa production et la technologie sont, entre autres, les aspects sur lesquels ont porté les travaux des participants. La résistance des insectes aux insecticides, la pénibilité de la culture du coton conventionnel sont des raisons qui ont encouragé l'adoption de la culture du coton OGM au Faso. Selon Karim Traoré, président de l'Union nationale des producteurs du coton du Burkina (UNPCB), les pertes économiques et le sacrifice physique des producteurs les ont amenés à exiger des décideurs une autre espèce de coton. Après des phases d'expérimentation très concluantes, les cotonculteurs du Burkina ont adopté le coton OGM malgré les critiques négatives qui portaient sur les OGM. Hormis le coût de la semence qui est assez chère pour les producteurs, le coton génétiquement modifié ne nécessite pas plusieurs traitements à insecticide. «Des millions de litres de pesticides ne sont plus déversés dans la nature» a expliqué le président de l'UNPCB. Les agriculteurs ont gagné en temps et la culture d'autres spéculations tels que le riz, le sésame, le maïs…s'est développée.

La pratique pour appuyer la théorie

Le jeudi 11 septembre 2014, les participants à cette rencontre d'information se sont déportés dans un champ de coton OGM dans le village de Baré. Notons que le laboratoire de contrôle de la qualité des semences de Bobo III a d'abord été visité par les participants. A Baré, c'estUne exploitation de plus de 4 hectares qui a été visitée. A l'issue de la visite, plusieurs questions ont été posées à Adama Sanou, propriétaire du champ visité. Les paquets technologiques d'application des intrants et des pesticides sont des points sur lesquels ont porté les questions. Au terme de la visite terrain suivie des échanges, les visiteurs se disent être impressionnés par le niveau des cotonculteurs burkinabè. Ils ont confirmé avoir beaucoup appris non seulement sur la culture du coton BT, mais aussi repartent rassurés que sa production ne présente pas de dangers pour le producteur. Aussi, Iliassou Assama du Togo et ses compatriotes souhaitent se fonder sur l'acquis du Burkina pour, non seulement convaincre le cotonculteurs togolais, mais aussi les décideurs agricoles à adopter le coton BT. «Nous avons touché du doigt des réalités de la culture du coton BT. Contrairement à ce qui se dit chez nous, la culture des OGM n'a pas d'effets néfastes sur l'être humain», a reconnu Iliassou Assama. La même volonté anime les Ghanéens qui souhaitent également partir des acquis du Burkina pour convaincre les acteurs de leur pays. Jonas Bayoulou, secrétaire général de la SOFITEX qui a ouvert les travaux de cette session de formation a, au nom du DG de la boîte souhaité un bon séjour et surtout un bon apprentissage aux visiteurs. Martin Vaughan,deuxième sécrétaire chargé des Affaires économiques et sociales de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique au Burkina qui a prononcé le mot de bienvenue aux participants, a lui aussi souhaité que Bobo-Dioulasso soit un tournant décisif pour les visiteurs.

Souro DAO


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