Le développement de Bobo, c’est maintenant

24/06/2020
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Lors d’une de ses toutes premières sorties à la rencontre des forces vives des régions, alors qu’il était président de la Transition, Michel Kafando avait tenu un langage très clair à l’endroit des Bobolais. En substance, il mettait en garde les Bobolais qui ont l’habitude de se plaindre que c’est de Ouagadougou qu’on leur impose des dirigeants incapables d’organiser le développement de leur ville et partant de leur région. Michel Kafando les invitait alors, pour éviter cela, à s’inscrire sur les listes électorales et aller voter le jour du scrutin celui qu’ils pensent capable d’insuffler le développement de leur ville. Non seulement sur le plan national, mais également sur le plan local. Cette mise en garde est plus que jamais d’actualité. Car, autant qu’on puisse le dire, le changement et le développement de Bobo-Dioulasso, c’est maintenant. Car passé le délai de l’enrôlement sur les listes électorales, celui qui ne se serait pas fait inscrire alors qu’il est en âge de voter, aura raté l’occasion de se faire citoyen de cette ville; citoyen à part entière de ce pays puisqu’il aura refusé de participer à son développement par le futur choix qu’il devra faire pour que l’homme qu’il faut soit à la place qu’il faut. Autrement dit, le choix du prochain président du Faso, c’est maintenant que ça se passe. Le choix des prochains députés à l’Assemblée nationale, c’est maintenant que ça se passe. On pourrait ajouter que le choix des prochains conseillers municipaux et du prochain maire de la commune de Bobo-Dioulasso, c’est maintenant que ça se passe.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a procédé hier, mardi 23 à Bobo-Dioulasso, au lancement officiel de l’enrôlement sur les listes électorales. En vue de la présidentielle et des législatives du 22 novembre prochain. Pendant dix-sept jours (du 23 juin au 9 juillet 2020) les Bobolais (de la ville et des villages rattachés) sont appelés à s’inscrire sur les listes électorales. En tout cas, pour tous ceux qui ont l’âge de voter et qui possèdent une carte nationale d’identité ou un passeport ou tout autre document accepté pour le vote, en cours de validité.

Aussi, on ne devrait pas avoir besoin de mobiliser quelqu’un à aller se faire enrôler car, chacun doit prendre ses responsabilités. Pour ne pas avoir à dire demain qu’on nous a imposé des dirigeants. Dans la même dynamique, chacun doit être un agent de veille et dénoncer toute tentative de fraude. Car, les fraudes sur les listes électorales, c’est aussi maintenant que ça se passe. Tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, tenteront de faire de fausses inscriptions doivent être considérés comme des ennemis de notre bien-être. Et traités comme tels.

Les Burkinabè veulent des élections transparentes, équitables et ouvertes dans lesquelles tous les candidats bénéficieront du même traitement afin que seuls les meilleurs soient élus. Il ne s’agit pas d’une question de personne ni de parti politique, mais surtout d’une question de développement de toute une nation, de toute une région, de toute une commune.

Dabaoué Audrianne KANI



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