Enrôlement de la CENI à Bobo-Dioulasso : Faible affluence au deuxième jour

25/06/2020
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La Commission électorale nationale indépendante a lancé à Bobo-Dioulasso le 23 juin dernier, l’enrôlement de l’électorat dans la province du Houet.Constat au lendemain du lancement officiel dans quelques centres d’enrôlement.


 

Au lendemain du lancement de l’opération d’enrôlement dans la province du Houet, l’affluence reste à désirer dans quelques centres d’enrôlement de la ville de Bobo-Dioulasso. L’affluence morose selon les équipes de la CENI sur place, s’explique par le fait que beaucoup de personnes n’ont pas l’information, d’autres refusent même de se rendre dans les centres pour se faire enrôler. Aussi, ils informent-ils que les lus nombreux sont «les élèves et les commerçants qui viennent s’enrôler». Par ailleurs, les équipes rassurent que l’opération se passe très bien pour le moment, mais plusieurs personnes se présentent dans les centres d’enrôlement avec des pièces d’identité expirées. Annoncées par le président de la CENI, Newton Hamed pour être effectives, le respect des mesures-barrières de protection contre la Covid-19, reste à désirer. Certains agents de la CENI même ne portent pas de masque. Dans certains centres il n’y a aucun dispositif de lave-mains ni d’utilisation de gel hydro-alcoolique à l’entrée des bureaux d’enrôlement. Quant aux mesures de distanciation, seul des affiches de sensibilisation sont disponibles. Sur les sites, des citoyens venus pour s’enrôler racontent.

Marie Agnès Sanou, élève en classe de Terminal A, venue pour s’enrôler au centre d’enrôlement du secteur 30 au Lycée municipal Sanny Sanon raconte:«Je m’enrôle parce que tout le monde a le droit de choisir. Si j’ai ma carte d’électeur, je pourrai voter le candidat de mon choix aux élections du 22 novembre prochain. Je lance un appel à tous les Burkinabè qui ont l’âge de voter à venir s’enrôler. Ce n’est pas en restant à la maison qu’on pourra apporter le changement».

A côté Abou Dao, élève également, est venu«m’enrôler pour pouvoir choisir mon candidat aux élections à venir. Car, c’est en votant que l’on peut apporter le changement».

Dans le centre d’enrôlement à l’école primaire Colma E, Rasmané Ouédraogo est«venu prendre la carte d’électeur pour pouvoir accomplir le vote. Je veux montrer que je suis un bon citoyen burkinabè. J’ai dit à mes femmes, enfants ainsi qu’à tous mes proches de venir s’enrôler car, c’est en cela qu’on pourra apporter le changement dans le pays».

A l’école Accart-ville Sud, le constat est le même. Pascal Ouoba, un agent de la CENI chargé d’enrôlé les populations explique le manque d’affluence par le fait que « en grande ville et la plupart du temps, les personnes vaquent à leurs occupations surtout dans la journée». Il espère que d’ici la fin du de l’enrôlement, les populations trouveront le moyen de venir s’enrôler pour pouvoir remplir leur devoir citoyen.

Aymeric KANI/ stagiaire

Ben Alassane DAO/ stagiaire



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