Inscriptions sur les listes électorales, les fraudeurs iront en prison

26/06/2020
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Tolérance zéro pour toute tentative de fraude à l’inscription sur les listes électorales. A prévenu Newton Ahmed Barry, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lors du lancement de l’opération à Bobo-Dioulasso le 23 juin 2020. Le Code pénal prévoit à cet effet des sanctions, notamment en son article 336-18 et 19. Les Burkinabè, acteurs politiques et autres soutiens souvent inconditionnels et incontrôlés sont prévenus. Du reste, sur le plan de l’éthique et de la morale (même si en politique ce sont des valeurs assez rares), tout homme honnête, aimant son pays donc épris de paix et de cohésion sociale devrait s’abstenir d’organiser ou de tenter d’organiser des fraudes sur les listes électorales. Car, le faire, c’est exposer le pays à une crise politique post-électorale.

Aussi, il est plus qu’urgent et important pour les partis politiques et autres acteurs impliqués dans le processus électoral de sensibiliser les citoyens non seulement à aller se faire enrôler, mais surtout à le faire dans le respect de la loi. A ce titre, les Organisations de la société civile (OSC) qui sont aptes et promptes à dénoncer les dérives d’où qu’elles viennent, sont fortement interpellées. C’est le moment pour elles de montrer leur utilité. Car, il ne sert à rien de laisser faire pour ensuite venir dénoncer. La maturité d’une démocratie se trouve aussi dans la capacité de tous les acteurs à se mobiliser sur le terrain pour réussir un processus électoral. Il n’est pas du seul ressort de la CENI d’organiser, de surveiller et de réussir les élections. Du reste, les Burkinabè d’aujourd’hui ne sont plus ceux des années 1990 et même 2000 où il suffisait de brandir le moindre billet de banque ou un tee-shirt pour qu’ils acceptent.

En effet, une élection se gagne par le programme qu’un candidat présente. Elle se gagne aussi par les résultats ou les réalisations qu’on a faites au cours d’un mandat précédent, si on en a eu un. Aussi, tous ceux qui pensent et qui s’activent actuellement dans les laboratoires de la fraude, doivent se rendre à l’évidence que les temps passés ne reviendront jamais. Celui qui veut un séjour gratuit en prison peut poursuivre sa sale besogne.

A Ziniaré, des personnes et non des moindres sont en prison pour avoir tenté de frauder sur les listes électorales, par le seul fait d’avoir transporté ou fait transporter des gens pour qu’ils s’inscrivent sur les listes électorales. Il en sera de même pour tous ceux qui actuellement, à Bobo-Dioulasso ou ailleurs, regroupent des cartes d’identité de potentiels électeurs afin de les diriger vers tel ou tel site d’enrôlement. Car, c’est tout simplement de la fraude puisque cela va contribuer à fausser le résultat des élections dans une localité ou dans une autre. Il est donc impératif de faire en sorte que les prochaines élections soient les plus transparentes possibles, afin d’éviter toute contestation qui pourrait remettre en cause le vivre-ensemble, la cohésion sociale et la paix.

Dabaoué Audrianne KANI



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