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 Burkina/ Gratuité des soins: Un agent de santé arrêté avec 4360 boîtes d'Artesun détournés. Jeux de la Francophonie: Le Burkina Faso termine 10ème   


Simple détail : Partage de responsabilités ou de postes ?

30/11/2014
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C'est notre confrère Cherif Sy Moumina, fils de l'ancien général Baba Sy, qui conduira la présidence du Conseil national de transition. Un honneur fait à la presse qui se voit une fois de plus confiée de grandes responsabilités. Seulement, après Michel Kafando à la Présidence de la transition (il a été proposé par l'armée), Isaac Zida au Premier ministère, Joséphine Ouédraogo au ministère de la Justice, des Droits humains et de la Protection civique, Garde des Sceaux (elle a été elle aussi proposée par l'armée) et Sy Chérif au Parlement de la transition (il est l'homme de certains partis politiques et d'une partie de la société civile), on a l'impression qu'il s'est agi beaucoup plus d'une distribution de postes pour satisfaire une certaine opinion que d'une volonté réelle de conduire le pays à bon port. On peut se tromper. Si bien que tout le monde attend de voir ce qu'il en sera sur le terrain. Adama Sagnon est-il vraiment un ami à Zida?

 

Que c'est drôle au Togo?

Si au Burkina Faso, c'est l'opposition qui a exigé le respect de la Constitution parce que le pouvoir voulait la modifier, au Togo c'est tout à fait le contraire. Là-bas, c'est l'opposition qui veut la révision de la Constitution et le pouvoir exige son respect strict. Là où ces deux contradictions se rejoignent, c'est que dans les deux cas, c'est l'alternance qui est prônée. Au Togo, le mode de scrutin uninominal à un tour, est très favorable au candidat au pouvoir, Faure Eyadema. Mieux la Constitution dispose que le président de la République est rééligible. Tout simplement. Ce qui, selon l'opposition, constitue un blocage à l'alternance. C'est principalement ces deux dispositions, entre autres, que l'opposition remet en cause. Le pouvoir dit niet, car il faut respecter la Constitution. Et ce d'autant plus que pour lui, le président de la République, garant de l'unité est chargé de respecter et de faire respecter la Constitution. Voilà pourquoi, depuis un certain temps, les Togolais se pourchassent dans les rues, à coups de gaz lacrymogène.

 

Ils veulent le changement, mais ne veulent pas changer

Apparemment, les Burkinabè veulent et aspirent véritablement au changement. Mais, quand on observe de très près, ils sont très peu qui veulent changer leurs habitudes. Alors que le changement, c'est dans les habitudes et ça ne concerne pas seulement les autres. Autrement dit, le changement commence par soi-même. Il exige que chacun de nous accepte de perdre quelques privilèges ou avantages, s'engagent mieux et défende véritablement l'intérêt général au détriment de l'intérêt particulier. De petits exemples, à commencer par le non-respect des panneaux de signalisation dans la circulation; le non-respect du bien public, et l'intolérance le montrent. Cela prouve que les nouvelles autorités ont beaucoup à faire.

 

ENSK : les stagiaires menacent d'aller en grève si …

Un bras de fer est engagé entre les autorités de l'Ecole normale supérieure de l'Université de Koudougou (ENS-UK) et les stagiaires de ladite école. Le différend est né de la tentative de l'administration d'appliquer une règle de trois sur le présalaire de tous les stagiaires de l'année académique 2014-2015. Pour justifier cet état de fait, l'administration aurait laissé entendre que la rentrée a été effective le 13 octobre 2014, ce qui, à leur avis permet de déduire les 12 jours manqués du mois d'octobre dans le présalaire des stagiaires. Toute chose qui n'est pas du goût des stagiaires qui répliquent que l'Etat ne paye pas le présalaire par jour. Par ailleurs, la rentrée qui a été fixée au 13 octobre a été l'initiative des autorités. En effet, le cumule des mois d'octobre et novembre qui devrait tomber le 25 du mois dernier ne l'a pas été du fait de la volonté affichée des autorités de soustraire l'argent des 12 jours du mois d'octobre. C'est après plusieurs audiences de la délégation élue de l'ENS avec l'administration que celle-ci a finalement prévu de payer les stagiaires ce lundi 1er décembre. Pour mettre tous au courant, la délégation des stagiaires a convoqué l'ensemble des camarades à une assemblée générale extraordinaire le samedi dernier pour un partage d'informations, en vue de lancer un mot d'ordre. Un mouvement spontané est prévu dès ce lundi matin 1er décembre 2014 contre la tentative des autorités de l'ENS, si toutefois, ils ne rentraient pas en possession de la totalité du présalaire des deux mois déjà écoulés. Cette décision a été prise à l'unanimité. Outre, la question du présalaire, ils ont également décrié la qualité de leur formation, le manque de toilettes et l'attitude suicidaire des banques qui n'ont qu'un seul souci: la recherche du profit.

 

Echanges entre le président du Faso et les Burkinabè du Sénégal sur les priorités de la transition

A peine arrivé à Dakar au Sénégal pour participer au 15ème sommet de la Francophonie, que le président du Faso, Michel Kafando a rencontré la communauté burkinabè vivant au «Pays de la Teranga» dans l'après-midi du vendredi 28 novembre 2014.

Selon l'ambassadeur du Burkina au Sénégal, Mme Aline Koala, c'est un honneur pour les Burkinabè vivant au Sénégal que d'être les premiers à rencontrer le chef de l'Etat burkinabè après son investiture.

Pour le président de l'Union fraternelle des ressortissants burkinabè au Sénégal, Rogatien Pooda, le président Kafando représente le reflet de la lutte courageuse menée par le peuple burkinabè pour plus de liberté.

Même son de cloche pour les étudiants burkinabè au Sénégal qui, à travers leur représentant, n'a pas manqué de marquer leur soutien à Michel Kafando. Ils ont par ailleurs exposé quelques préoccupations qui se résument entre autres, aux problèmes de logements, de bourses d'études limitées.

Le président du Faso s'est dit conscient des conditions de vie difficile des étudiants. C'est pourquoi, il a promis que l'Etat, dans la mesure du possible, va examiner avec diligence leurs doléances. Par ailleurs, il est revenu sur la situation insurrectionnelle qui a conduit au départ du président Compaoré. Il a fait savoir, que cette crise a été déclenchée par l'injustice sociale, l'impunité qui régnait dans le pays.

De ce fait, il a affirmé que l'objectif de la Transition est de rectifier non seulement le tir en répondant aux aspirations de la jeunesse, mais aussi d'organiser des élections libres et transparentes. Il a expliqué que c'est dans ce cadre que sa décision d'autoriser l'expertise de la tombe de Thomas Sankara et de baptiser le désormais «ex-monuments des héros», «panthéon des martyrs de la révolution» ont été prises.


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