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Burkina 

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Scandales de corruption révélés au Burkina Faso : REN-LAC affirme que la justice est le maillon faible de la lutte;

Haut-commissariat des réfugiés : le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a lancé ce mardi 13 juin 2017 à Ouagadougou le BIMS qui est une opération de vérification physique des réfugiés

 

 

 

; USSU-BF 2016-2017 : L’Université Joseph Ki Zerbo  rafle les trophées en Handball et basket-ball;

  


Maître, c’est donc un arrangement que vous vouliez faire ?

17/05/2017
00:00

Ce que nous ne comprenons pas, c’est la position des anciens membres du gouvernement. En tant que partie civile, nous avons espéré qu’ils seraient venus faire amende honorable, reconnaître leurs erreurs et dire la vérité et qu’on puisse tourner la page. Paroles de Maître Hervé Kam, avocat de la partie civile, c’est-à-dire, les victimes de l’insurrection populaire. Puis il ajoute : « C’est parce que nous avons constaté au regard de la multiplication des moyens, que nous avons affaire à des gens qui n’étaient pas prêts à reconnaître leurs erreurs que nous avons introduit cette requête devant le Conseil constitutionnel ».

Si on comprend bien Maître Hervé Kam, qui fait partie de ceux qui ont conduit l’insurrection populaire (il est du mouvement Balai citoyen), il suffisait que les mis en cause reconnaissent leurs erreurs, se repentissent et décident certainement de plus refaire la même chose et on tourne la page. Si les choses s’étaient passées ainsi, que deviendraient les victimes qu’il représente et qui, grâce à l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par les avocats de la défense seront certainement représentées au procès pour qu’éclate la vérité ? Si tel devaient se passer les choses, saurait-on vraiment la vérité ? Si les choses devaient se passer comme l’a dit Maître Kam, aurait-on vraiment rendu la justice que tout le monde réclame, même les accusés ? En outre, le procès des accusés de l’insurrection populaire est un procès pédagogique. C’est aussi, un procès d’école. Pour tous les Burkinabè car c’est la première fois qu’un procès du genre, mettant en cause de hautes personnalités a lieu au pays.

Aussi, au moment où tout le monde revendique une justice équitable, il n’est donc pas acceptable que le procès des accusés de l’insurrection populaire soit bricolé.  Si on veut vraiment tourner la page comme le veut Maître Kam, il faut obligatoirement que la justice aille jusqu’au bout. Et, nous semble-t-il, c’est le jeu que sont en train de jouer les accusés et leur défense. Au contraire, ne les accusera-t-on pas de poursuivre ce qu’on leur a toujours reproché ? Une justice aux ordres et à la tête du client ?

Vraisemblablement, les accusés et leur défense sont en train de jouer le jeu du changement, le jeu du plus rien ne sera comme avant. Et c’est tout à leur honneur. Ce qui serait surprenant et même grave, c’était de choisir de faire comme l’aurait voulu Maître Kam : se repentir, reconnaître leurs erreurs et demander pardon et on tourne la page. Parce qu’ils n’auraient pas rendu service à la nation, ils n’auraient pas rendu service à la démocratie et à la cohésion sociale. La réconciliation nationale à laquelle on veut aller à l’issue de ce procès recommande que la justice soit bien rendue ; que la vérité soit connue de tous ; que les responsabilités des uns et des autres, y compris Maître Hervé Kam et le Balai citoyen, soient clairement établies. Les Burkinabè ne veulent plus retomber dans les mêmes travers. La justice a elle aussi, besoin de rassurer. Ainsi notre démocratie ira mieux.

Dabaoué Audrianne KANI


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