Flash Info utane

 Burkina/ Gratuité des soins: Un agent de santé arrêté avec 4360 boîtes d'Artesun détournés. Jeux de la Francophonie: Le Burkina Faso termine 10ème   


Inondation au secteur 17 de Bobo : « Tout est perdu »

18/05/2017
00:00

Au matin du mercredi 17 mai 2017,  des centaines de ménages situés au secteur 17 de Bobo-Dioulasso ont été victimes d’une inondation. Le maire de la commune, Bourahima Sanou et une délégation communale ont constaté de visu les dégâts.

« Après la pluie, le beau temps » ?, cet adage connu de tous ne semble pas être une vérité universelle. C’est du moins le constat fait par des résidents de Sarfalao, quartier situé à l’arrondissement n°5 de la ville de Bobo-Dioulasso. Nous sommes à quelques centaines de mètres du CSPS dudit quartier, des ordures ménagères entassées ça et là, des traces d’humidité sur les murs, des briques brisées en morceaux, c’est le revers de la pluie qui a arrosé la capitale économique du Burkina Faso au cours de la nuit du mardi au mercredi 17 mai 2017. A la différence de certains Bobolais qui profitent de la fraîcheur matinale, les pieds dans l’eau, des centaines de ménages ne semblent pas tirer profit de cette situation dans les zones inondées de Sarfalao, où hommes, femmes et enfants s’attèlent à « vider leurs cours ». « Nous n’avons pu vaquer à d’autres occupations », raconte Mahamadi Ouédraogo, qui dénonce une occupation des rigoles « l’eau a submergé toutes nos maisons parce que des constructions ont été érigées sur son passage ». Un avis qui est également partagé par le directeur en charge des services techniques de la commune, Pamphile Nignan : « Le problème d’inondation dans ce quartier est dû au fait que son processus de lotissement n’a pas tenu compte de certaines exigences techniques ».  D’autres par contre accusent « la qualité des canaux d’évacuation des eaux  de pluies qu’ils jugent « défaillante ». Mais tous s’accordent sur la nécessité pour les autorités de trouver au plus vite, des solutions adéquates à ce problème : « Si rien n’est fait, nous risquons d’être emportés par l’eau », a prévenu Charles Kalifa Sanou qui confie avoir perdu tous ses documents. Il a surtout regretté que ses efforts consentis n’ont pu résister à la première pluie : « Je venais juste de réaliser à mes propres frais deux ponts au profit du quartier, tout est parti ». Des murs écroulés par-ci, des  pavés arrachés par-là, que ce soient les habitations dites précaires ou les constructions modernes, aucun domicile de cette partie du quartier n’a échappé à la furie de l’eau. Laissant des habitants désemparés à une journée de grand ménage forcé. Partout où les visiteurs sont passés, les habitants essayaient de nettoyer ce qui peut l’être. Habits, équipements ménagers et vivres sont ensuite laissés à l’air libre, sur des tables déposées dans les cours encore boueuses. Ce qui fait de l’hygiène et de l’assainissement après chaque pluie, un luxe pour ces habitants qui ne cessent de s’interroger : « A quand la fin des sinistres ? ».

 

Aminata SANOU 


76
Partager sur Facebook

B Commentaires - Soyez le premier à commenter -

Recherche

Derniers articles

Il l’a promis, il le réalise ; seulement...

En conseil des ministres en septembre dernier, le gouvernement avait décidé de réhabiliter la voirie urbaine de Bobo-Dioulasso. Plusieurs rues d'envir...

15/11/2017

Autant le dire... : Tahirou Barry n’en fait-il pas trop ?

Pourquoi alors Tahirou Barry a-t-il ainsi décidé de «descendre» par tous les moyens le régime de Roch Marc Christian Kaboré alors que, tout récemment, ...

14/11/2017

Sale temps pour des maires de communes ?

Les populations ont tout simplement fermé la mairie de Moussoudougou dans la province de la Comoé et remis les clés à la gendarmerie, a rapporté notre ...

08/11/2017

Portrait

Conseil des ministres

Vidéos





16:41:58