Flash Info utane

  

Burkina 

:

 

 

 

Scandales de corruption révélés au Burkina Faso : REN-LAC affirme que la justice est le maillon faible de la lutte;

Haut-commissariat des réfugiés : le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a lancé ce mardi 13 juin 2017 à Ouagadougou le BIMS qui est une opération de vérification physique des réfugiés

 

 

 

; USSU-BF 2016-2017 : L’Université Joseph Ki Zerbo  rafle les trophées en Handball et basket-ball;

  


Finalement, c’est le gouvernement qui se crée les difficultés

18/05/2017
00:00

En satisfaisant aux revendications de la presse, qui en réalité ne sont pas des revendications, mais un dû, le gouvernement montre toute sa disponibilité à soutenir autant que possible le secteur privé dans toutes ses dimensions. Il l’a d’ailleurs réitéré lors de la dernière rencontre qu’il a eue avec le secteur privé à Bobo-Dioulasso le 7 mai. C’est tout à son honneur.  Surtout quand il s’agit de la presse, un des baromètres de la démocratie dans un pays qui se veut démocratique. Car, de nombreux médias avaient fermé boutique parce que l’Etat, le principal créancier ne paie pas ses dettes. Quand bien même cette situation ne justifie pas tout, il aurait fallu que l’Etat respecte ses engagements. C’est donc chose faite même s’il faut attendre de voir la réalité dans les comptes des entreprises.

Il a fallu que les patrons des médias privés pondent une déclaration menaçante pour que le Premier ministre himself, donne l’ordre aux ministères et aux institutions concernés d’épurer dans deux semaines ce que l’Etat doit à la presse privée. Comme quoi, il n’y a que ce langage que les gouvernants, d’une manière générale comprennent. Il faut noter que depuis janvier, les pourparlers sur la question ont été entamés, mais n’ont jamais abouti. A Bobo-Dioulasso, malgré les plaintes des populations et des riverains, les travaux de l’avenue Ouezzin Coulibaly peinaient à reprendre. Il a fallu que les commerçants, des organisations de la société civile dament le pavé pour qu’enfin ils reprennent. Pour que le président de l’Assemblée nationale dise qu’aucune proposition de loi sur le droit ne sera recevable que lorsqu’il y a un consensus global sur ladite proposition, il a fallu que les Organisations syndicales haussent fortement le ton et rappellent un passé récent qui a permis au même pouvoir d’être au pouvoir.

Au début de son mandat, le président Roch Marc Christian Kaboré n’a pas hésité à satisfaire aux revendications des magistrats. Tout ce qu’ils ont revendiqué a été satisfait.  Du coup, ce fut la porte ouverte à toutes sortes de revendications. Des plus farfelues au plus idiotes en passant par celles qui frisent le ridicule et la provocation. La montée au créneau du même Premier ministre, du président lui-même et ses soutiens n’ont pas pu désarmer les revendicateurs qui se sont d’ailleurs multipliés.

Il est fort à craindre qu’avec la satisfaction des revendications des patrons des médias privés, on ne retombe dans les mêmes travers. Surtout que la presse n’est pas la seule à qui l’Etat doit de l’argent. En d’autres termes, le gouvernement aurait pu gérer cette situation non pas en catimini, mais de manière à ce que ça ne soit pas sous la pression des patrons des médias. Les Burkinabè ont compris que désormais, pour que le gouvernement réagisse favorablement à une quelconque revendication, il faut lui mettre la pression dessus. Alors qu’il est bien établi et connu de tous que gouverner c’est prévoir. C’est bien dommage que le gouvernement se comporte comme il ne devait !

Dabaoué Audrianne KANI


52
Partager sur Facebook

B Commentaires - Soyez le premier à commenter -

Recherche

Derniers articles

Jugez-le si on veut mieux le garder en prison

Le dossier Djibrill Bassolé fait encore jaser. Entre le gouvernement et le groupe de travail de l'Organisation des Nations unies (ONI) et le gouvernement...

10/07/2017

Procédures sur le PPP, c’est la méthode qui a manqué

Tout le monde est unanime qu'il faut relire et rendre plus fluides et rapides toutes les procédures entrant dans le cadre des passations des marchés publ...

05/07/2017

Quand on est au pouvoir, on ne se comporte plus comme dans la rue

Quand on gère un pays, on ne parle pas comme cela. Vlan ! Une fois de plus, les va-en-guerre ont remis exactement, au cours d'une conférence de pres...

04/07/2017

Portrait

Conseil des ministres

Vidéos





05:15:51