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Procédures sur le PPP, c’est la méthode qui a manqué

05/07/2017
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Tout le monde est unanime qu’il faut relire et rendre plus fluides et rapides toutes les procédures entrant dans le cadre des passations des marchés publics. Parce que, c’est la principale raison qui explique le retard dans l’exécution du Budget de l’État, et même dans les collectivités locales. Mieux, s’il y a des personnes privées, morales ou physiques qui disposent des moyens nécessaires pour les investir, qu’ils soient Burkinabè ou étrangers, c’est de la responsabilité de l’État de créer les conditions pour faciliter ces investissements. L’essentiel est que tout cela soit bien encadré au bénéfice de l’investisseur, mais également des Burkinabè. Dans le cas particulier du Burkina, cela est d’autant plus vrai et urgent que depuis plusieurs années, on ne travaille plus. Pire, les multiples mouvements d’humeur des corporations de travailleurs de la Fonction publique, notamment ceux du Trésor ont plombé le décollage économique du pays. Si bien que dans toutes les couches sociales, on se plaint. S’il y a donc une porte de sortie peu douloureuse, il fallait l’emprunter. Tout simplement parce que tout le monde parle de la même chose : le développement socio-économique du pays. Si les uns craignent la corruption, c’est parce qu’ils veulent le bien du pays.

Seulement, il fallait prendre le temps d’expliquer calmement et de façon très explicite, qu’il ne s’agit pas de passer des marchés de gré à gré, mais de faciliter les procédures d’investissement des privés sur le sol burkinabè. Fallait-il attendre que l’opposition se rue dans les brancards pour expliquer cela aux Burkinabè ? Certainement que non. Dès lors quele conseil des ministres a adopté le projet de loi, il fallait tout de suite procéder à son explication à grande échelle. Tout cela procède de la bonne gouvernance. L’opposition est donc dans son rôle. Même si on peut déplorer le fait qu’elle ait claqué la porte de l’hémicycle. Même là, car ce n’est pas la première fois que des députés, pour des raisons de désaccord, quittent l’hémicycle. Ce n’est donc ni un drame, ni un manque de considération aux Burkinabè.

Cependant, la démocratie burkinabè, la cohésion et la paix gagneraient mieux si tous les acteurs jouaient franchement leur rôle. L’opposition parlementaire savait très bien qu’elle perdrait le vote à l’Assemblée nationale où elle est minoritaire. Elle savait aussi que la loi serait votée. Est-ce pour cela qu’il faut empêcher ou saboter sa mise en œuvre sur le terrain ? Certainement que non. Puisqu’il existe suffisamment d’instruments de contrôle à partir desquels elle peut, si elle le veut, dénoncer en temps opportun tout manquement à la bonne gouvernance que prône le pouvoir lié à l’exécution de ce qui est désormais une loi de l’État. A laquelle tout le monde doit se soumettre.

Si personne n’a le monopole de la rue, en politique la rue non plus n’a jamais résolu de façon définitive une question. Puisque, l’expérience a démontré qu’après la rue, il faut nécessairement se retrouver autour d’une table de négociations. Ici, ce qui est important pour les Burkinabè, c’est les résultats sur le terrain. Point barre !

Dabaoué Audrianne KANI


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