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Voirie de Bobo-Dioulasso : Le désespoir de la route de Léguéma

10/10/2017
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Bobo-Dioulasso, bien que capitale économique du Burkina Faso, souffre du déficit d’infrastructures routières. Nombreuses sont les voies beaucoup empruntées comme celle de Léguéma, malheureusement rangées dans les oubliettes. Constat…

 

Des projets d’aménagement de routes comme celle de l’INSSA ont certes été enclenchés à Bobo-Dioulasso. Ce qui contribuera au développement de la ville. Cependant, la situation de certaines voies telles que celle de Léguéma laisse à désirer. Nonobstant son emprunt quotidien par de nombreux commerçants à la recherche de marchandises qui contribuent à l’enrichissement de la ville et partant du pays. La plupart des légumes à destination du marché des fruits et légumes viennent de Léguéma. Ces commerçants bravent des obstacles et nids de poules pour s’y rendre afin d’approvisionner la ville de Bobo en légumes, et contribuer ainsi au développement économique du pays. Malgré le très mauvais état de la voie, des camions y défilent toute la journée, chargés de sable ou de gravier. Ce qui ne fait qu’aggraver la situation d’une route déjà en piteux état, alors que de nombreux Bobolais vivent de commerce. Le pire est le fait que c’est l’unique voie qui mène au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dafra au secteur n°15 de Bobo-Dioulasso. C’est une raison de plus pour accorder de l’importance à cette voie, parce que si les commerçants peuvent supporter les secousses et autres difficultés de ce genre, ce n’est pas le cas des malades. Rien ne vaut la santé a-t-on l’habitude de dire. Mais, vu l’état de la route qui mène au CMA de Dafra, il est difficile de rouler rapidement lorsqu’on transporte un malade. «Même quand on est bien portant, le fait d’emprunter cette voie peut rendre malade», témoigne une accompagnante. A cause de son état, les accidents sont fréquents sur cette route.

Bobo-Dioulasso peut-elle profiter réellement de son appellation de capitale économique du Burkina dans de pareilles circonstances? C’est une question qui reste ancrée dans la pensée des Bobolais. Il est difficile d’admettre qu’au lieu de doter la ville qualifiée de poumon économique de voies appropriées pour assurer la relance du pays, l’on se contente de discours aussi creux les uns que les autres. «La ville économique a donc du mal à jouer pleinement son rôle. C’est sans doute la raison pour laquelle cette ville est moins prisée que la capitale politique, Ouagadougou. La capitale économique peut-elle s’attendre à être dotée d’infrastructures routières à l’image de la capitale politique? Attendons de voir».

H. Clarisse COULIBALY/ Stagiaire

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