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Développement local et régional : Le paradoxe des Bobolais

19/10/2017
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L’information à la Une ces deux jours à Bobo-Dioulasso, est la conférence de presse donnée par l’autorité communale. Chacun y va de son commentaire. Bobo-Dioulasso, la ville arc-en-ciel semble dépasser les politiques locaux. A chaque fois qu’il y a une lueur pour le développement de cette cité, les acteurs au-devant de la scène «se rentrent dedans». En tout cas, les discussions et autre propos tenus lors de ladite conférence, n’augure pas des lendemains meilleurs pour le développement de cette ville. Disons-le sans détour, «ça ne va pas à Bobo». A son investiture, Bourahima Sanou, actuel maire de la commune avait lancé un appel patriotique pour faire bouger les choses, positivement. Son appel à notre avis n’a pas été entendu. Car les vieilles difficultés, certaines séculaires, continuent de se poser quand il s’agit de développer Bobo-Dioulasso.

«Bobo-Dioulasso a besoin d’un leader qui peut faire mobiliser des fonds pour son développement». C’est ainsi que Daouda Sanou, natif de cette ville et résident en Belgique s’indignait par rapport à la dégradation de sa ville natale. Dans notre parution du mercredi 18 octobre 2017, dans sa chronique du jour, Denis Dafranius Sanou par rapport à Bobo-Dioulasso s’indignait lui aussi en ces termes, «Voilà une ville ou une région qui n’a même pas de leader politique. Au lieu que les quelques-uns qui sont au pouvoir fassent bloc pour se soutenir les coudes, ils ne savent que se détruire». Une vérité que la jeunesse bobolaise doit faire sienne et se lever comme un seul homme. Elle doit s’affirmer en boudant tous ceux qui ne travaillent que pour leur seul intérêt. Il suffit de faire le tour de certaines institutions de la place (suivez mon regard), pour s’en rendre compte. Il y a nécessité, voire une urgence de renouveler, de gré ou malgré la classe politique à Bobo-Dioulasso. «Bobo-Dioulasso n’a pas de leader politique», disons-le une fois de plus. Quel est ce parti politique de la localité qui existe et qui se bat pour occuper le fauteuil présidentiel? Les élections présidentielles de novembre 2015, il y avait des candidats indépendants. Quel est ce politique de Bobo, sinon de la région quoi s’est présenté? Tout ce que nos soi-disant politiciens savent faire, c’est se battre pour les autres. Malheureusement, la jeunesse bobolaise est en train d’emprunter le même chemin. Pendant l’insurrection et le putsch manqué, Bobo-Dioulasso a été reconnue ville héroïque compte tenu de sa participation à la lutte. Cette force, cette mobilisation, il est temps que la jeunesse se meut désormais pour faire valoir sa ville. Elle ne doit plus continuer de s’entre-déchirer pour faire plaisir à des gens qui n’ont jamais voulu que Bobo-Dioulasso décolle. Le chômage accentué avec la fermeture des usines au profit d’autres localités, l’exécution de certains travaux par des jeunes venus d’ailleurs et j’en oublie, doivent être la sève nourricière du réveil. Tant que la jeunesse continuera de cautionner les actes de certains politiciens qui veulent «beurrer leur pain», elle continuera de survivre et Bobo-Dioulasso restera cette ville où personne le développement sera un vain mot. Ce signe indien, c’est maintenant et tout de suite que la jeunesse doit le vaincre. Jeunesse bobolaise, ne soit pas comme l’esclave que le président Thomas Sankara dénonçait quand il disait, «L’esclave qui ne peut pas susciter sa révolte, ne mérite pas qu’on s’apitoie sur son sort». Tant que tu resteras maniable et sans ambition, ces politiciens orgueilleux ne te prendront jamais au sérieux.

Souro DAO/ daosouro@yahoo.fr

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