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 Burkina/ Gratuité des soins: Un agent de santé arrêté avec 4360 boîtes d'Artesun détournés. Jeux de la Francophonie: Le Burkina Faso termine 10ème   


Après deux ans à Kosyam, Roch marque des points, cependant !

04/12/2017
00:00

C’est le 29 novembre dernier que Roch Marc Christian Kaboré a bouclé ses deux ans de présidence. Si l’intéressé lui-même ne s’est pas prononcé sur son bilan, ni fait organiser des activités par son parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ou par certains petits partions qui le soutiennent dans la majorité présidentielle, c’est sans doute le signe qu’il n’est pas lui-même satisfait de ce qui a été fait. A moins qu’il ait décidé de laisser les Burkinabè juger eux-mêmes les actions qu’il a posées au cours de ces deux années de gouvernance. Ce qui peut être vrai dans la mesure où, au moment où il prenait le pouvoir, les attentes des Burkinabè étaient très, nombreuses. Malheureusement, elles le sont encore davantage. Il ne lui revient donc pas forcément de juger de son bilan.

Néanmoins, son Premier ministre, celui-là même qui coordonne l’action gouvernementale n’avait certainement pas le choix. C’est devant les partis qui composent la majorité qu’il a choisi de dresser ce qu’on peut appeler la situation de la nation des deux ans avec Roch Marc Christian Kaboré. Cet exercice du Premier ministre peut s’apprécier sur le fond et sur la forme. L’obligation de redevabilité est aujourd’hui une exigence de la nouvelle gouvernance. Car aucun dirigeant ne peut plus se contenter de gérer sans rendre compte. Le Premier ministre a donc sacrifié à un devoir des temps modernes. Ce qui permet de dire que pris sous cet angle, Paul KabaThiéba n’avait pas forcément besoin de charger ses adversaires pour exposer sur son bilan. Autrement dit, en choisissant de faire croire que le bilan qu’il a exposé aurait été meilleur si les adversaires, les nostalgiques du CDP et de la NAFA l’avait laissé travailler tranquillement, n’est pas le bon choix. Car jamais en politique, un adversaire ne vous laissera travailler à votre guise. Encore qu’ici au Faso, l’opposition ne dérange pas trop. Certains pensent qu’il n’y en a même pas. Si ce sont ces quelques actions de protestation, çà et là qui empêchent le gouvernement de travailler, il est à craindre qu’il ne le puisse pas du tout quand viendra le moment où effectivement les partis qu’il cite seront plus opérationnels.

Certes, beaucoup de choses ont été faites, mais il reste encore beaucoup à faire, selon la formule consacrée. Paul KabaThiéba cite pêle-mêle les actions réalisées dans le domaine de la santé (gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans), en matière d’éducation par la construction d’infrastructures afin de mettre fin aux écoles sous paillottes, la construction et l’entretien de routes dans les villes et dans les campagnes, la réorganisation de l’armée, l’accès aux marchés publics pour tous,... A en croire Paul Kaba, il aurait pu mieux faire si on ne l’empêchait pas.

Si les différentes organisations syndicales vont en grève presque chaque mois, ce n’est pas de gaité de cœur, mais elles ont des revendications légitimes quelles posent. C’est à la limite leur faire l’injure en disant qu’on leur donne de l’argent pour rendre le pays ingouvernable. C’est une mauvaise stratégie de faire croire que s’il y a des difficultés, c’est ceux d’en face qui les créent.

Dabaoué Audrianne KANI

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