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Ça grouille déjà dans tous les partis politiques

11/01/2018
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C’est peu de le dire. Dans tous les partis politiques, chacun affûte ses armes en fonction des ambitions qu’il se fixe. A tout seigneur tout honneur, à commencer par le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), qui va très prochainement procéder au renouvellement des membres de ses structures dans toutes les instances. Ce qui naturellement ne manquera pas d’aiguiser des appétits. Entre ceux qui occupent déjà ces postes et les éventuels prétendants. Car tout le monde sait très bien que c’est dans ces instances que se prennent les décisions. Quand on y est bien placé, on a aussi beaucoup de chances de faire prévaloir son point de vue, de se faire désigner mais surtout, de faire désigner. Il n’est donc pas étonnant de voir très prochainement des querelles de politiciens comme on en voit quand arrive ce genre de renouvellement. Nul doute que Simon Compaoré, le patron par intérim du parti, saura faire le dosage pour maintenir la barque à flot.

Autrement dit, entre les militants qui se disent de la première heure et ceux qui selon eux sont arrivés après, le parti devra faire un tri. Les premiers ne sont pas forcément meilleurs aux seconds et vice-versa. Toujours est-il qu’au moment de la création du parti, les géniteurs avaient, par calcul politique, demandé à certains camarades de ne pas quitter tout de suite le parti au pouvoir. C’est sans doute à cause de cela que certains se sont retrouvés dans des postes alors qu’en vérité, ils n’en ont pas la carrure. L’heure de la décantation va-t-elle enfin sonner?

A l’Union pour le progrès et le changement (UPC), on sait déjà ce qui s’y passe. Même si le parti donne l’impression de ne pas être divisé, quand viendra le moment du renouvellement des membres des instances, tout le monde sera situé. Déjà, des députés démissionnaires du groupe parlementaire qui occupaient des responsabilités au sein des structures de base, ont été tout simplement remplacés par d’autres militants. C’est dire que le combat politique et bien déjà ouvert avant même qu’il ne le soit officiellement. Si Zéphirin rate ce virage dangereux, son parti risque d’être rétrogradé aux secondes places. De la réussite des prochaines consultations électorales, dépendra l’issue de toute cette réorganisation.

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ancien parti au pouvoir survivra-t-il au syndrome qui veut que quand on perd le pouvoir, on y revient difficilement? En tous cas, les exemples sont nombreux avec le Parti socialiste au Sénégal, le Front populaire ivoirien en Côte d’Ivoire qui peine à se reconstituer; le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui, pour goûter pour la deuxième fois aux délices du pouvoir, a dû faire front commun avec le Rassemblement des Républicains (RDR); au Mali, la coalition des partis politiques qui sont soutenus par Alpha Omar Konaré n’a jusqu’à présent pas réussi à revenir au pouvoir, de même qu’au Niger avec le MNSD Nassara avec Mamadou Tanja.

Le prochain congrès du parti, très attendu, permettra de savoir si le CDP est encore suffisamment fort pour reconquérir le pouvoir. Pour l’instant, les prétendants mettent en place leurs stratégies de positionnement que l’on scrute. Ce qui est tout à fait normal quand on a encore de l’espoir et surtout des ambitions.

Dabaoué Audrianne KANI

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