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Grève des enseignants de l’éducation nationale : « Tant qu’on n’aura pas satisfaction, nous ne lâcherons pas prise »

12/01/2018
00:00

Les enseignants ont observé une grève les 09, 10 et 11 janvier 2018, à l’appel de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation nationale. Hier, jeudi 11 janvier nous sommes allés à la bourse du travail de Bobo-Dioulasso pour faire le point. Bilan, avec Joachim Traoré, membre de la Coordination régionale des syndicats de l’éducation des Hauts-Bassins.

 

«Durant ces trois jours de grève, la mobilisation était bonne et allait grandissante. Hier (ndlr: mercredi 10 janvier), nous avons constaté qu’il y avait vraiment du monde à la marche-meeting. On a constaté la même chose dans les autres villes du Burkina Faso.

Le statut particulier que nous demandons a existé et a été supprimé. Nous sommes dans notre droit de réclamer cela. Avec ce statut particulier, nous pensons que cela va redorer le blason de l’éducation et nous permettre de mieux travailler, de mieux enseigner nos enfants pour le développement de notre pays.

Tant qu’on n’aura pas satisfaction, nous ne pouvons pas lâcher prise. La Coordination nationale a demandé que nous observions des sit-in les lundis et les mercredis. C’est ce que nous allons continuer de faire.

S’agissant de la crainte de l’année blanche, il faut comprendre qu’en réalité ce que nous recherchons, c’est la qualité de l’enseignement, c’est l’avenir, le devenir des enfants. Ce n’est pas seulement cette année. On ne peut pas chercher à faire une omelette et ne pas vouloir casser les œufs. Nous-mêmes, nous sommes des parents d’élèves. Nous avons nos enfants aussi dans l’éducation. Mais à un moment donné, lorsque ça ne va pas, il faut s’arrêter pour faire le bilan et repartir sur de nouvelles bases».

La conférence de presse du Premier ministre?

«On a suivi la conférence de presse du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Ce matin (ndlr: 11 janvier) on est revenu dessus pour donner notre point de vue. Il a d’abord étalé la chronologie des faits. Il a fait savoir qu’en réalité, qu’il n’y avait pas lieu que la Coordination nationale durcisse la lutte. Parce que, pour lui, il y avait déjà le dialogue. Nous pensons que tout ça, c’est pour nous mettre en opposition avec la population. Puisque lui-même a dit qu’en satisfaisant notre plate-forme revendicative, ça allait coûter jusqu’à 50 milliards de FCFA par an. Nous estimons que 50 milliards c’est même peu parce qu’il n’y a pas de prix pour l’éducation. Lui-même l’a souligné dans sa conférence de presse que dans son esprit et dans l’esprit du président du Faso, l’éducation devait être la pierre angulaire du développement. Qui dit développement, dit éducation. Par quelle voie lui, il peut passer sans l’éducation pour développer le pays? Donc, nous pensons que 50 milliards, ce n’est pas la mer à boire. C’est vrai, il dit que le pays est pauvre. Mais, si le pays est pauvre, il faut qu’eux aussi fassent un effort dans la gestion du pays. Puisqu’on constate qu’il n’y a pas un seul jour sans que la presse ne révèle de détournement de deniers publics. Par rapport au sous-sol, il dit qu’on a seulement un peu d’or et qui est insignifiant. Mais, le peu d’or que nous avons, est-ce qu’il faut le brader? Non! C’est seulement 10% des recettes issues des ressources minières qui vont effectivement dans les fonds de l’Etat. Et les 90%, où vont-ils? Donc, il ne peut pas mettre en avant la pauvreté de notre pays pour dire que 50 milliards, c’est trop. L’éducation ne se marchande pas!»

Propos recueillis par

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr



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