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Crise au ministère de l’éducation : « Nous nous basons sur le concret,…» Wendyam Zongo, coordonateur national des syndicats de l’éducation

12/01/2018
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La Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) sont depuis le 9 janvier 2018 en grève de 72 heures (9 au 11 janvier 2018). L’objectif principal est l’amélioration du système éducatif burkinabè.

 

Les agents du système éducatif sont depuis trois jours à la bourse du travail. Objectif: s’assurer de la satisfaction de leur plateforme revendicative minimale qui se résume en quatre points. Il s’agit de l’adoption d’un statut valorisant pour les personnels de l’éducation et de la recherche; de l’amélioration de l’accès à l’éducation et celle des conditions de vie et de travail des acteurs du système ainsi que de la revalorisation de la fonction enseignante. Cette lutte selon Wendyam Zongo, coordinateur national des syndicats de l’éducation, qui a été engagée depuis le 5 octobre 2017 se poursuit et la coordination en est à sa troisième grève. Pour lui, l’éducation coûte cher, mais il ne faut pas tenter l’ignorance. Par rapport à la sortie médiatique (ndlr: 10 janvier 2018) du Premier ministre Paul Kaba Thiéba, le coordinateur national des syndicats de l’éducation trouve que ses propos ne sont pas dignes d’un haut responsable de la Nation. Car dit-il «dire que nos revendications ont une incidence d’environ 50 milliards, c’est ignorer l’importance du système éducatif, parce que l’éducation coûte extrêmement cher. 50 milliards seulement, il trouve cela trop?» Puis de renchérir «nous allons nous battre pour que même s’il nous faut 1000 milliards pour satisfaire notre plateforme revendicative, nous allons nous battre pour l’obtenir afin que le système éducatif se porte mieux».

Pour ce qui est des négociations avec le gouvernement, Wendyam Zongo a indiqué qu’il n’y a toujours pas d’engagements pris; il y a eu juste des entretiens. Pour ce faire, sa coordination ne demande juste qu’un document dûment signé des deux parties pour le présenter à ses militants afin de les rassurer. «Nous nous basons sur le concret, et les débats autour de la plateforme dans la commission ne nous engagent pas trop; ce qui nous engage, c’est le protocole. Car c’est un document qui engage et le syndicat et le gouvernement. Et c’est une preuve palpable, tangible», a-t-il précisé. Par ailleurs, il a signifié que si leurs revendications sont satisfaites, avec l’administration, les éducateurs vont voir dans quelles mesures ils peuvent travailler pour sauver l’année.

Aïcha TRAORE

Flore KINI (stagiaires)



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