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Tentative de déstabilisation par Auguste Barry, attention à la dérive !

12/01/2018
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Deux semaines après son interpellation et son déferrement à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), Auguste Denise Barry est, pour l’instant le seul à porter ce seul et gros chapeau de la tentative de déstabilisation du Burkina Faso. Officiellement parlant. Les trois civils qui ont été interpellés mercredi 10 janvier n’ont pas de visage. Malheureusement, des responsables d’organisations de la société civile (encore elles), qui ne sont pas du tout habilitées à acter dans ce genre de dossiers, ont commencé à donner des indications. Des personnes et non des moindres, ont été citées sur les réseaux sociaux. Ce qui jette ces dernières en pâture et les expose, eux et leurs familles. C’est à se demander quel rôle une organisation de la société civile joue-t-elle dans un dossier judiciaire,alors qu’elle n’a ni été citée comme présumée coupable encore moins comme témoin? Si ce ne sont pas des dérives, ça y ressemble fortement.

On comprend alors la sortie de six organisations de défense des droits de l’homme qui craignent une politisation et des arrestations arbitraires. Si on peut comprendre que le parquet militaire veuille prendre tout le temps nécessaire pour mener des enquêtes justes et éviter tout faux pas, il ne revient pas à des OSC et autres individus de publier sur les réseaux sociaux des noms de personnes. A moins que les uns soient les porte-paroles des autres. Dans ce cas, il faut craindre pour le pire car les prochaines difficultés que pourront vivre le pays viendront des OSC et des personnes encagoulées et utilisées pour accomplir les basses besognes.

Après l’insurrection populaire, après le coup d’Etat manqué du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), après les élections générales (présidentielle et législatives de novembre 2015 et municipales de mai 2016), les Burkinabè ont besoin d’autre chose. Ils ont besoin d’être réconciliés et de vivre en paix; ils ont besoin de participer aux actions de développement de leur pays qu’ils veulent voir prospérer. Alors qu’on leur crée, ne serait-ce, que le minimum de conditions pour le faire. Le pays ne peut pas être pris en otage par quelques individus, juste pour assouvir leurs intérêts égoïstes.

Les opérateurs économiques ont besoin d’un climat serein et calme pour investir. Le producteur de céréales a besoin de paix pour labourer son champ, semer des graines les entretenir et récolter les fruits de son labeur, pour en jouir tranquillement. Le fonctionnaire a besoin qu’on assure son avenir pour rendre service à la nation. Tout cela ne peut se faire dans le désordre et la pagaille. A ce titre, il revient au gouvernement, pour ne pas dire au pouvoir, de créer véritablement les conditions pour un retour à la normale. Chacun doit prendre ses responsabilités et jouer pleinement son rôle.

Un pays ne peut se développer en faisant uniquement de la politique. Malheureusement, on a l’impression qu’une grande partie des Burkinabè ne savent faire que de la politique politicienne, c’est-à-dire veine et pompeuse. Malheureusement encore, c’est de la mauvaise politique. Qui n’apporte absolument rien comme plus-value à la construction de la nation. Il faut vite arrêter cela!

Dabaoué Audrianne KANI

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