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Salaires dans la Fonction publique : La remise à plat aura-t-elle vraiment lieu ?

13/02/2018
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En pleine tourmente sociale, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avait promis une «remise à plat» du système de rémunération de la Fonction publique pour ce mois de février. Depuis, plus rien! La question que bon nombre de Burkinabè se posaient était de savoir si le président Roch a fait volte-face. Surtout que la grogne des enseignants a été «amortie». On le comprendrait, car «chat échaudé craint l’eau froide», dit-on. Rouvrir le débat sur le système de rémunération de la Fonction publique, peut être risqué. Surtout que dans le même temps plusieurs accords, les uns aussi secrets que les autres, ont été conclus avec différents syndicats. La mise à plat du système de rémunération pourrait sonner le glas de tous ces accords, avec tout ce qu’on imagine comme remous sociaux chez les fonctionnaires. Puisque des «droits acquis», comme on le dit dans le milieu syndical, seront remis en cause. De l’autre côté, pour le gouvernement, passer «sous le boisseau» l’engagement du président du Faso à toucher au mammouth qu’est le système de rémunération de la Fonction publique, peut paraître comme un aveu de faiblesse que l’opposition ne manquera pas d’exploiter à son profit. Ce qui serait normal, puisqu’elle serait dans son rôle.

Jeudi 8 février 2018, le ministre en charge de la Fonction publique, Clément P. Sawadogo, a, au cours d’une conférence de presse du Mouvement du peuple pour le changement (MPP), parti au pouvoir, évoqué le sujet. Pour pas grand-chose. En effet, celui-ci a déclaré : «s’il y a une remise à plat, elle doit découler de la discussion elle-même. Le diagnostic sera établi à l’issue des discussions qui auront lieu au sein des instances qui seront convoquées à cet effet et ce sont ces discussions qui permettront de dire s’il faut une remise à plat ou pas».Est-ce une façon de renvoyer le dossier aux «calanques grecques»? Ou une sortie de porte honorable que cherche l’exécutif pour garder le statut-quo? D’autant que le ministre Sawadogo ajoute que: «Ceux qui ont des avantages exorbitants par rapport aux autres auront la possibilité de justifier pourquoi ils doivent être mieux rémunérés que les autres. Et ceux qui sont moins bien traités auront la même possibilité de donner leurs arguments». En clair, le gouvernement n’a pas oublié cet engagement du président Kaboré, mais ne sait que faire de cette «patate chaude».

Aly KONATE



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