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Ventes de produits pharmaceutiques à des terroristes à Ouaga : La CAMEG mêlée ni de loin, ni de près

13/03/2018
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Les responsables de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (CAMEG) a initié une conférence de presse le 09 mars 2018 pour informer l’opinion publique ce qui s’est réellement passé avec l’affaire de ventes de produits pharmaceutiques à des terroristes.

«Ventes de produit pharmaceutiques à des terroristes à Ouagadougou» et «circuit parallèle de vente de médicament à Bobo-Dioulasso», tel était le motif du rendez-vous avec le presse de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (CAMEG). En effet, selon le Mikaïlou Kéré, chef du département communication et relation publique de la CAMEG son institution n’est ni liée de loin ni de près à l’affaire de «ventes de produits pharmaceutiques à des terroristes à Ouagadougou. D’après lui, la CAMEG a effectivement constaté l’absence d’un aide magasinier à son poste à Ouagadougou. Constatant cet absence, son supérieur après s’être renseigné auprès de sa famille a alors informé la direction que l’agent avait été interpellé par la brigade de recherche du commissariat central de Ouaga. Après une demande de lettre d’explication de la CAMEG à l’agent, il est ressorti que ce dernier avait été approché par un ami lui demandant un service. Celui de trouver un produit pharmaceutique (Rivotril) qu’il éprouve des difficultés à en trouver dans les pharmacies, pour son frère. C’est ainsi que l’agent de la CAMEG est rentré en contact avec un grossiste privé qui a répondu favorablement à sa demande. Il recevait ainsi l’argent de son ami, qu’il remettait au grossiste privé qui, en retour lui livrait le médicament au profit de l’ami. Et cette opération s’est produite à plusieurs reprises jusqu’à l’interpellation des mis en cause le 12 février 2018. Pour ce qui est du cas de «circuit parallèle de vente de médicaments à Bobo-Dioulasso», Mikaïlou Kéré a indiqué que son département a été informé le 21 février 2018 qu’un de leur manutentionnaire a été interpellé par la Brigade anti-criminelle (BAC) de l fille de Bobo-Dioulasso. L’audition de ce dernier a conduit à l’interpellation de neuf (9) agents de la CAMEG ainsi qu’un journalier.

Des produits saisis non-distribués par la CAMEG

Les agents de la CAMEG interpellés sont accusés d’alimenter un circuit de vente de parallèle de produits pharmaceutique en dehors du circuit officiel. La police a affirmé qu’une personne mise en cause a avoué avoir livré à plusieurs reprises des produits à des responsables de 31 formations sanitaires d’une province de la région des Hauts-Bassins. Les produits sont donc stockés dans des tiroirs et vendus directement par le biais de prescriptions à leurs patients. En plus de cela, l’inspection des produits saisis a permis de se rendre compte que des spécialités pharmaceutiques couramment vendues en pharmacie et des génériques non distribués par la CAMEG ont aussi fait l’objet de ventes parallèles par les présumés complices. A l’issue de ces auditions qui ont eu lieu le même jour, 7 agents de la CAMEG ont été laissés libres de leurs mouvements et 2 ont été déférés à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB). Et la procédure suit son cours avec la saisine du doyen des juges d’instruction près le Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo.au regard de ces deux faits, le chef du département communication et relation publique de la CAMEG a confié que son département n’a pas subi de préjudice financier, aucun agent n’a été déféré à la MACO, aucune vente n’a été faite au sein de l’institution et elles ont été faites par des grossistes agrées. En outre, les produits saisis hormis ceux de la CAMEG, comportaient aussi des génériques et des spécialités non distribués par la CAMEG. Et elle avait anticipé en entreprenant un «toilettage» des comptes de certains clients, en particulier ceux des associations. Par ailleurs, Mikaïlou Kéré a noté que les actes posés seront appréciés à l’interne, au regard du règlement intérieur qui régit le personnel de la CAMEG, et les sanctions disciplinaires seront appliquées au regard des fautes commises.

Aïcha TRAORE



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