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Amnesty international : Les atteintes aux droits de l’Homme au Burkina Faso dévoilées

13/03/2018
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Après la présentation du bilan de l’année 2017-2018 à Ouagadougou, c’est au tour de Bobo-Dioulasso de découvrir le rapport de Amnesty International. Il fait état d’une situation d’atteintes aux droits de l’Homme dans notre pays avec des cas de violences et de juridiction d’exception au grand dam des normes internationales.

 

Au cours d’un dîner de presse organisé le vendredi 09 mars 2018 à l’hôtel Sissima, Amnesty international a présenté la situation des droits de l’Homme dans le monde. De façon générale, le coordonnateur du département Croissance et activisme, Roger Minoungou, fait l’état d’une progression déplorable de la violence et de l’impunité. Au Burkina Faso, dira le coordonnateur Campagnes et actions, Christian Ouédraogo, la situation n’est pas plus reluisante.On retient ainsi le non-respect des engagements pris par le gouvernement de mettre fin aux exactions des Koglwéogos; le non-respect des normes internationales en matière de juridiction dans le cadre du procès de l’insurrection populaire et du putsch manqué ainsi que la question du genre.

En 2017, Amnesty International s’était engagée dans une coalition de lutte contre les mariages d’enfants au Burkina Faso. Avec pour objectif de ramener l’âge minimal du mariage à 18 ans, de promouvoir l’égalité des sexes en matière de mariage sans oublier la lutte contre la pratique de l’excision.

A l’orée du procès du putsch manqué de 2015 renvoyé au 21 mars 2018, le coordonnateur en Campagne et actions de Amnesty Burkina, Christian Ouédraogo se dit soucieux des conditions d’exécution de ces dossiers. En effet, au Burkina Faso les tribunaux militaires échappent au contrôle du Conseil supérieur de la magistrature. «C’est pourquoi l’organisation demande à ce que tous les coupables des violations des droits humains soient identifiés et condamnés conformément aux normes internationales ratifiées par le Burkina Faso». Au titre des réparations, le coordonnateur Croissance et activisme, Roger Minoungou, souhaite que les familles des victimes soient indemnisées comme l’indique «la loi de la pupille de la Nation». Votée en 2015, cette mesure définit clairement les conditions de prise en charge des familles des victimes tombées pour la défense de la patrie.

En rappel, Amnesty International est un mouvement mondial réunissant 7 millions de personnes qui œuvrent à la promotion les droits humains et de la démocratie.

H. Clarisse COULIBALY/ Stagiaire



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