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Le CDP en ordre de bataille vers la reconquête du pouvoir ?

07/05/2018
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Au sortir de 7e congrès ordinaire tenu les 5 et 6 mai, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) affiche un visage nouveau et une détermination à reconquérir le pouvoir brutalement perdu en octobre 2014, suite à l’insurrection populaire. Le parti de Blaise Compaoré a les moyens humains et les ressources nécessaires de réussir ce pari. Surtout s’il a un allié comme l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) de Zéphirin qui, de plus en plus, ne cache pas son alliance avec le parti qu’il a farouchement combattu jusqu’à la chute de Blaise Compaoré et qui a failli être dissout sous la transition. D’ailleurs, il l’a dit à la cérémonie d’ouverture le 5 mai à Ouagadougou. Zéphirin est fier d’avoir travaillé aux côtés de Blaise Compaoré, contrairement à de nombreux autres collaborateurs de l’ancien président qui, pour des raisons purement politiciennes renient leur passé à ses côtés.

En effet, Zéphirin a bien trouvé la formule. Au Burkina Faso, le paysage politique est composé de trois baobabs. Quand deux d’entre eux se mettent ensemble, ils «tombent» le troisième. C’est ce qui s’est passé en 2014 avec l’insurrection populaire. Il a fallu que l UPC et quelques petits partis politiques engagent le combat contre le CDP, la révision de l’article 37 et la mise en place du Sénat et que le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) arrive en renfort pour que le CDP tombe. Si aujourd’hui, ces deux partis se retrouvent, le MPP a des soucis à se faire. Surtout que dans les rangs de ses alliés, il y a des dissidences. Le Parti pour la renaissance (PAREN) de Laurent Bado s’est fissuré par la création du Front Patriotique pour le renouveau (FPR) et l’Union pour la renaissance/Parti Sankariste qui a vu deux de ses députés quitter le navire en créant le parti Progressistes Unis pour le renouveau (PUR). C’est donc un paysage politique qui se redessine et dont la présentation n’est pas forcement favorable au parti au pouvoir. Autrement dit, en temps opportun, il sera celui que tout le monde voudra abattre.

Le paysage politique burkinabè est donc ainsi composé de trois grandes formations politiques autour desquelles gravitent des «partions» dont le poids est moindre mais qui, comme c’est le cas actuellement avec le MPP à l’Assemblée nationale, peut peser dans la balance. Le CDP en a suffisamment conscience. Lui qui vient de confier sa direction à Eddie Komboïgo. Seulement, il va falloir qu’à l’issue du congrès, ne naissent pas des ambitions à même de porter un coup à la cohésion et à la solidité du parti. Dans tous les cas, le MPP ne restera pas non plus les bras croisés, attendant que les partis de l’opposition viennent lui ravir le pouvoir.C’est dire qu’on est bien parti pour une longue période de précampagne politique dans la perspective des élections de 2020. Malheureusement, tout cela va se passer au détriment des véritables actions de développement dont les populations ont besoin pour résoudre leurs préoccupations.

Dabaoué Audrianne KANI



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