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Filière anacarde au Burkina Faso : Booster le développement du secteur par des engagements communs

14/05/2018
00:00

Le vendredi 11 mai 2018, des personnes ressources de la filière anacarde du Burkina Faso, ont animé une conférence de presse, au gouvernorat de Bobo-Dioulasso. L’état des lieux par rapport à la dite filière était à l’ordre du jour. La présidente du Comité interprofessionnel de l’anacarde au Burkina (CIA-B) et les trois maillons constituants que sont, les producteurs, les transformateurs et les exportateurs ont co-animé la rencontre avec la presse.

D’entrée de jeu, Minata Koné, présidente du Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina Faso, a salué la mesure prise par l’Etat, afin de donner un nouveau souffle à la filière. En effet, selon la présidente du CIA-B, en ordonnant le prélèvement de 35 FCFA/kg de noix brute à l’exportation, le gouvernement a permis une relance de la filière. Car, ce prélèvement, a non seulement occasionné une économie de près de 3 milliards, mais aussi de cerner la quantité du produit exporté. 20% du prélèvement reviennent à l’Etat et 80% réinjectés dans la filière. Tous les acteurs présents à la conférence ont salué cette initiative prise par les gouvernants. Selon Souleymane Guira, président de l’Union nationale des commerçants et exportateurs d’anacarde du Burkina Faso (UNCEA), cette résolution (le prélèvement) prise par l’Etat a mis de l’ordre tant soit peu dans la filière. Car dit-il, «Dans le désordre, tout le monde y perd de l’argent. En permettant de réinjecter 80% des prélèvements dans la filière, cela contribue à donner un coup de pouce au développement de l’activité». Le président de l’UNCEA est confiant quant à l’avenir de la filière. «Si la Côte d’Ivoire, est à 700000 tonnes, alors qu’elle a eu ses premières pépinières au Burkina Faso, les 200000 tonnes prévues d’ici l’an 2030 ne sont pas de l’utopie», explique-t-il. Le Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina veut tirer une leçon desnombreuses difficultés de la filière pour amorcer sa vraie relance. Comme difficultés, il y a entre autres, la faible productivité des vergers, l’inorganisation du marché de la noix brute de cajou, le faible niveau de la transformation de la production (-10% de la production nationale)…

Des perspectives pour la relance

S’appuyant sur la décision prise par l’Etat et partant des difficultés, tous les acteurs de la filières au cours de cette rencontre d’échanges avec la presse, ont déterminé des défis à relever. L’objectif étant la relance de la filière. Il s’agit entre autres, de l’amélioration de la stratégie de promotion de la filière, de l’accroissement de la productivité à l’hectare, de l’augmentation de la quantité transformée sur place (50% d’ici 2030), de la règlementation du marché de la noix brute de cajou, de l’accroissement de la comptabilité au niveau de chaque maillon, etc. Toujours dans l’optique de la relance de la filière, le CIA-B s’engage pour des réformes dès à présent et cela jusqu’en 2030. Ces réformes dont les objectifs sont pour un développement rentable de la filière, tournent autour des difficultés énumérées tantôt. Comme réformes, il y a la signature d’une convention entre l’Union nationale des producteurs d’anacarde (UNPA) et l’Association nationale des transformateurs d’anacarde (ANTA-BF). L’objet de cette convention est de sécuriser l’approvisionnement des unités de transformation en noix tracées. Une autre réforme relative aux agréments sera signée. En effet, le CIA-B envisage une redéfinition des conditions d’octroi des Autorisations spéciales d’exportation (ASE) et des agréments. Cette réforme va réglementer le marché de la noix brute de cajou en diminuant le nombre des acheteurs occasionnels. Cette conférence de presse a été une occasion pour chaque maillon du CIA-B de réaffirmer son engagement pour une relance de la filière. En effet, Félix Héma, président de l’ANTA-BF et Faustin N. Coulibaly, président de l’UNPA ont corroboré les positions de la présidente du CIA-B et de Souleymane Guira, président de l’UNCEA pour une vraie relance de la filière anacarde du Burkina Faso. Roamba Mahamoudou, directeur régional des Hauts-Bassins, du Commerce et de l’Industrie du Burkina, présent à la conférence de presse, a confirmé la continuité du prélèvement des 35 FCFA/kg de noix brut à l’exportation.

Souro DAO



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