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Organisation des peuples africains - Burkina Faso : Me Ambroise Farama installe le Commissaire régional des Hauts-Bassins

14/05/2018
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Kassoum Dembélé est le Commissaire régional du parti de Me Ambroise Farama dans les Hauts-Bassins. Il a été officiellement installé dans ses fonctions le samedi 12 mai 2018 par le président du parti himself.

 

Créé le 11 février 2018, le tout nouveau parti de Me Ambroise Farama, l’Organisation des peuples africains-section du Burkina Faso (OPA-BF) ambitionne conquérir tout le territoire national à travers l’installation de ses instances dirigeantes. Parti révolutionnaire, panafricain et anti impérialiste, c’est la région des Hauts-Bassins qui a eu l’honneur avec l’installation du 1ercommissaire régional de OPA-BF. Sa devise est «Burkina Faso, ma fierté; l’Afrique, ma force». Comme tout parti politique, l’OPA s’inscrit dans la volonté de la conquête du pouvoir politique de façon démocratique. Et pour y parvenir elle devra œuvrer pour la promotion de l’intégration africaine, la libre circulation des peuples et une vision de la création des Etats unis d’Afrique. De la structuration, ses organes sont entre autres les Comités dans les villages, les secteurs, les écoles, les universités; les sections dans les provinces et les communes. Le Secrétariat exécutif national (SEN) et le Bureau politique national (BPN). Les apports de la Ligue des jeunes et des femmes sont aussi très attendus a relevé Roselin Ouédraogo, Secrétaire national chargé de la structuration du parti. De la motivation de la création de l’OPA, Me Farama dira: «Mon engagement politique a commencé après l’élection présidentielle en 2010 où je militais à l’UNIR/PS. Mes premiers pas en politique jusqu’en 2017, date à laquelle j’ai estimé que je ne partageais plus les mêmes convictions que les camarades de ce parti».

De la gouvernance du Mouvement du peuple pour le peuple (MPP)

L’OPA-BF réfute la gestion du parti au pouvoir. Pour ce parti, le MPP a échoué sur toutes les lignes. De la question sécuritaire en passant par la justice et la sécuritaire alimentaire, Me Farama dit avoir les solutions. Pour lui, les frontières entre pays africains ont été crées tout simplement pour servir aux intérêts de la France. Avec des richesses de notre sous-sol dont l’or, dont on ne dit pas que ce sont seulement 10% des bénéfices qui reviennent au pays. Pour le président de l’OPA, il n’ y a pas de sécurité depuis l’avènement du MPP. La sécurité est maintenant l’œuvre des Kolwéogo et le Nord est totalement abandonné. «Si nous n’y prenons garde, d’ici 2020; le parti au pouvoir viendra nous dire qu’il n’y a pas d’élection car le pays n’est pas sécurisé», foi de Me Ambroise Farama. De la justice, il dit que nous avons une justice a deux vitesses au pays des hommes intègres et qu’il faut des réformes sérieuses pour la rendre fiable, en s’appuyant sur les sanctions des magistrats indélicats qu’il juge très légères. De la sécurité alimentaire, l’OPA estime que c’est le devoir de l’Etat d’assurer les minimums sociaux en l’occurrence, la nourriture. «On dit que la famine est annoncée dans notre pays. Et la république de chine fait des dons de vivres à coût de milliards au Burkina. Je suis surpris qu’on dise que ces vivres seront mises en vente. Pire, au même moment où on dit qu’il aura la famine dans notre pays, le même gouvernement est en train de renouveler son parc automobile à coût de trois milliards. Ce sont des foutaises!», s’indigne Maître. Et quelle serait la solution de l’OPA pour cette question alimentaire? La vision du parti serait d’accompagner nos braves paysans par des subventions pour mieux produire et assurer la sécurité alimentaire. Et cela, pour peu que nos populations aient encore les terres cultivables. Car pour l’OPA, ce sont les mêmes gouvernants qui ont des titres fonciers à des dizaines hectares. Me conclut par cette interrogation à ce sujet, «Pourquoi subventionne-t-on la production du coton par la dotation des engrais et des insecticides et pourquoi pas les cultures vivrières?»; «Parce que tout simplement le coton n’est pas destiné au Burkina mais pour satisfaire les besoins de la France» a-t-il répondu

Pétition dite «L’appel de Bobo-Dioulasso»

A cette installation, il a été aussi question d’une pétition. Me Ambroise Farama dit vouloir attirer l’attention de l’ensemble du peuple du Burkina Faso. Ainsi du passage à la 5ème république, un projet de constitution a été écrit. Il invite donc les citoyens à dire non à certaines (3) dispositions du nouveau projet de constitution. Il s’agit de l’article 43où il est dorénavant inscrit que«La capitale du BF est Ouagadougou». L’OPA s’élève contre cette disposition car depuis notre indépendance, de la 1èreconstitution à la 4ème, il n’a jamais été inscrit que la capitale de notre pays est Ouagadougou. Se justifiant,Il dit d’éviter de semer les germes de la division. En clair, Cela voudrait dire que pour une raison ou une autre, si on devrait changer de capitale,il faut modifier la constitution. La 2ème préoccupation est la question du tribunal militairedont l’OPA demande la suppression et enfin le 3ème point qui est le maintien du Conseil économique et social(CES) dont les responsables du parti pensaient qu’avec ce projet, l’Etat allait s’engager résolument à mettre fin aux institutions budgétivores. Ce sont 30 mille signatures qui sont attendues et Maître Farama fut le 1erà adhérer à cette pétition.

Kofila TRAORE

koftraore@yahoo.fr



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