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Que cherchent-ils, ces commerçants, dans cette bagarre ?

08/06/2018
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Depuis un certain temps, des organisations de commerçants font des sorties médiatiques pour dénoncer la grève des agents du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement. Car pour eux, ces grèves nuisent à leurs activités, eux qui ont besoin de faire des affaires. Malheureusement, ces organisations ne sont pas les plus représentatives des organisations connues dans les milieux commerciaux. En outre, le langage qu’elles tiennent est loin de celui d’organisations de commerçants qui cherchent à exercer sainement leur métier. En d’autres termes, ces organisations dont les têtes des animateurs sont bien connues tiennent un langage aux antipodes de ce qu’elles prétendent défendre.

En effet, en leurs qualités d’organisations de commerçants, elles doivent défendre les intérêts de leurs membres. Exactement comme le font les organisations des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances. Elles défendent les intérêts de leurs membres afin qu’ils aient de meilleures conditions de vie et de travail. Au lieu donc de demander au gouvernement de licencier les travailleurs de l’Economie et des Finances, ces marcheurs outrepassent leurs compétences et mettent ainsi à nu leur vrai visage et leurs intentions. Encore pis, ils affichent clairement leur option qui est la photocopie de celle du gouvernement. Ce qui n’est pas de nature à calmer la situation et arriver au consensus. Ainsi, les risques de radicalisation des syndicats ne feront qu’empirer et les conflits se transformer en pugilats. Car après ceux des Finances, ce pourrait être le tour des membres de tout autre syndicat qui peuvent entrer en grève.

Il faut justement craindre que des organisations de commerçants dont la mission devait être de travailler à l’augmentation des revenus des ménages, demandent qu’on licencie d’autres travailleurs. Parce que ces derniers les empêchent, eux, de se faire du fric. Une bagarre qui ne les concerne pas, mais qu’elles sont en train d’alimenter lentement mais sûrement. Exactement comme le feraient certaines organisations de la société civile qui se comportent comme des vautours au-dessus de toutes les situations conflictuelles. Avec pour objectif de monnayer leurs services et se faire aussi de l’argent ou à tout le moins de la publicité gratuite.

Il faut dès lors savoir raison garder afin que ces méthodes qui relèvent d’une autre époque ne prospèrent plus après les affres de l’insurrection populaire et du coup d’Etat manqué. Les Burkinabè ont vite fait de comprendre et sont de ce fait, très avisés. Au lieu de continuer d’œuvrer à les opposer, il faut vite faire preuve de la lucidité et travailler sincèrement à assurer le progrès et un mieux-être socio-économique à tous. A assurer surtout la cohésion sociale et la concorde, et l’union de tous les Burkinabè.

Denis Dafranius SANOU

 



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