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Les guerres d’opinion et d’usure sont en train de payer pour le gouvernement

08/06/2018
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Progressivement, le gouvernement est en train de remporter la guerre des opinions dans le cadre du conflit social qui l’oppose à la Coordination des syndicats du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement.Mais également sur l’ensemble des travailleurs de la Fonction publique qui observent ou iront prochainement en grève. Autrement dit, le gouvernement a réussi à opposer les Burkinabè qui sont hostiles aux grèves à tous ceux qui, principalement de la fonction publique, ont choisi la grève comme mode de revendication de meilleures conditions de travail.

Si le gouvernement est en passe de remporter la partie, c’est parce que les travailleurs, et il faut le dire, saturés par l’observation des mouvements sociaux depuis l’arrivée au pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré. Sincèrement, les Burkinabè en ont marre, et c’est de bonne guerre qu’ils dénoncent et s’opposent à ce qui est en train de paralyser le pays tout entier alors qu’il est assailli de toutes parts par les terroristes et autres difficultés de relance de son économie dans un environnement mondial lui aussi austère. Ils sont très nombreux, pour ne pas dire la majorité des Burkinabè, qui ont cru aux discours politiques en pensant qu’effectivement au lendemain de son arrivée au pouvoir, comme par un coup de bâton magique, Roch allait améliorer de but en blanc les conditions sociales des Burkinabè.Ainsi selon elle, il devait y avoir à boire et à manger pour tous. Comme si tout cela était gagné d’avance, et stocké quelque part, n’attendant qu’il soit au pouvoir.

Il est vrai que les Burkinabè, par l’insurrection populaire, exprimaient un certain ras-le-bol. Ils voulaient le changement dans tous les domaines. Mais beaucoup ont oublié que le changement ne se fait pas du jour au lendemain. Mieux, qu’il faut l’accepter et le supporter car il demande beaucoup de sacrifices, de prises de responsabilités et des engagements à court, moyen et long termes. Le changement, c’est aussi la remise en cause des acquis, surtout les plus discutables, par des reformes dans les principaux domaines qui bloquent les progrès socio-économiques. Puisque, finalement, c’est tout cela qu’il faut changer, y compris la nature et les mentalités des hommes eux-mêmes, donc, le Burkinabè dans son comportement quotidien et surtout dans son savoir être. Malheureusement, au Burkina Faso, on veut le changement mais personne n’est prêt à céder et/ou à remettre en cause des avantages acquis, indûment ou pas. On veut, y compris le gouvernement, que les uns fassent des sacrifices, mais pas les autres.

Heureusement qu’il y a des gens, ils ne sont malheureusement pas les plus nombreux, qui croient au changement et travaillent pour qu’il arrive. Tôt ou tard! C’est ainsi qu’on comprend la détermination de l’équipe de Paul Kaba Thiéba qui veut, advienne que pourra, imprimer ce changement dans les modes de travail et de pensée des Burkinabè. C’est aussi ce qui explique l’adhésion d’une partie des Burkinabè à cet idéal. Reste à faire en sorte que les résultats de ce changement arrivent au plus vite. Sinon, les optimistes risquent de rejoindre le camp de ceux qui optent de sombrer dans le pessimisme. Et ce serait bien dommage!

Dabaoué Audrianne KANI

 

 



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