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Coup d’Etat de septembre 2014, petit à petit, tout va se savoir !

09/07/2018
00:00

Les accusés du coup d’Etat de septembre 2014 sous la transition ont décidé de dire la vérité. Rien que la vérité! C’est le moins que l’on puisse dire après le passage à la barre de l’adjudant-chef Moussa Nébié. On pourra même dire que son courage, son sens de la vérité frise le culot. Mais, en réalité, c’est bien ce que les Burkinabè attendent d’eux.

En effet, s’ils en sont arrivés à prendre les armes, à vouloir stopper la transition, c’est qu’ils avaient des raisons. Et ce sont ces raisons que les Burkinabé veulent savoir avant de leur pardonner. Dire donc les choses comme elles se sont passées, ne doit pas être perçu par l’opinion publique comme un manque de respect à son égard. Du reste, les mis en cause qui passent actuellement à la barre sont des militaires. Qui, en vérité et par déformation professionnelle, ne doivent en aucun cas travestir les faits. Ils doivent les retracer exactement comme ils se sont produits. Malheureusement, pour l’instant, l’un des acteurs essentiels, Yacouba Isaac Zida, ancien Premier ministre, manque à l’appel. Alors que beaucoup de faits se rapportent à lui, à son action. Si bien qu’on a l’impression que tout ne sera pas connu. Qu’à cela ne tienne!

En effet, le plus important ici est de faire en sorte que non seulement la vérité soit connue, mais que les parents des victimes puissent faire réellement leur deuil. Ensuite, s’il y a des indemnisations, que l’Etat sen charge! C’est sans doute après tout cela qu’on peut envisager ce que certains attendent de pied ferme: la réconciliation. Si tout se passe normalement, le processus pourrait aboutir car par nature, le Burkinabè pardonne vite. Il est même très tolérant. Mais à condition qu’on lui dise la vérité, qu’on ne cherche pas à ruser avec lui.

On espère, dans la même dynamique, que lorsque viendra le tour des civils à la barre, ils diront eux-aussi, à leur tour, toute la vérité et rien que la vérité. Tout comme les militaires, ils doivent savoir qu’on ne peut construire, développer ou asseoir les bases d’une paix durable sur du mensonge. Un pays ne peut se développer durablement sur du faux.

Cette attitude des militaires doit servir de leçon pour l’ensemble des Burkinabè, impliqués ou non dans des questions judiciaires. Elle doit davantage servir la classe politique. Car, si la politique est «l’art de gérer la société», elle n’est pas l’art de mentir au peuple. Aussi, les hommes politiques se doivent-ils de donner le bon exemple car ils doivent être des exemples à tout point de vue. Les Burkinabé en ont marre de cette classe politique qui leur a longtemps menti; qui leur a toujours fait beaucoup de promesses qu’elle tient rarement. Ce disque est rayé et ils doivent le savoir une bonne fois pour toutes. Tous ceux qui ne l’auront pas compris l’apprendront très prochainement à leurs dépens. Le Burkinabé n’est plus dupe. Il a tout compris!…

Dabaoué Audrianne KANI



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