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Mise en œuvre du PNDES : Accélérer la transformation agro-syslvo-pastorale

10/07/2018
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«Accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso». C’est sous ce thème que se tient les 9 et 10 juillet 2018 à Ouagadougou, la conférence internationale sur la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

 

Le potentiel des filières agricoles et agro-industrielles au Burkina Faso est très important et reste une source de croissance encore largement inexploitée. Le secteur agro-sylvo-pastoral occupe près de 80% de la population active et le poids du secteur varie entre 28 et 31% du Produit intérieur brute (PIB). Cette contribution sectorielle relativement faible à la formation du PIB de 1994 à 2014 s’explique par le fait qu’il n’y a pas de transformation de la structure de la production qui reste caractérisée par une faible évolution de la productivité du secteur rural. Il existe d’énormes opportunités en termes de marché pour les entreprises agricoles et agro-alimentaires. Tenant compte de cet état de fait, le Plan national de développement économique et social (PNDES), adopté en juillet 2016, a défini trois stratégiques majeures. Il s’agit de réformer les institutions et de moderniser l’administration, de développer le capital humain et de dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois. Pour sa mise en œuvre, le gouvernement s’est doté d’une stratégie ambitieuse de mobilisation de ressources internes et externes, axée sur des méthodes nouvelles et innovantes. Elle doit permettre la concrétisation des ambitions du PNDES avec des ressources propres à hauteur de 9825,2 milliards de FCFA, soit 63% du coût total et un besoin de financement de 5570,2 milliards de FCFA. En vue de ce gap, le gouvernement a organisé les 7 et 8 décembre 2016 à Paris, la conférence des partenaires du Burkina Faso pour le financement du PNDES qui a enregistré des intentions de financement de plus de 18000 milliards de FCFA, constituées de prêts, de subventions ou dons et des financements sous forme de partenariat public-privé. En fin décembre 2017, la situation en termes de mobilisation des ressources propres au cours des deux années s’élève à 2629,5 milliards de FCFA, soit un taux de mobilisation de 86,03%. S’agissant de la situation de mobilisation des ressources extérieures sur les deux premières années, il ressort un taux de confirmation de 90,7% soit 5053,73 milliards de FCFA pour le besoin estimé à 5570,2 milliards de FCFA. Et en dépit de ce fort taux de mobilisation de ressources extérieures, certains secteurs demeurent sous-financés, d’où la nécessité de l’organisation de tables rondes sectorielles et thématiques pour ces besoins de financement. C’est dans ce sens que la conférence sectorielle pour le financement du PNDES, focalisée sur la transformation agro-sylvo-pastorale trouve sa justification.

Améliorer le niveau de mobilisation des ressources

Avec la participation des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la diaspora burkinabè, la conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES a pour thème: «Accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso». En plus de permettre une évaluation des résultats obtenus en termes de financement après deux années de mise en œuvre du PNDES, cette conférence favorise un mécanisme concerté et adopté pour enclencher la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso. Elle a pour objectif d’améliorer le niveau de mobilisation des ressources pour le financement du développement du Burkina Faso. Au cours de cette conférence, les participants vont se pencher sur les modalités de financement et de réalisation des projets/programmes dans les filières coton, fruits et légumes, oléagineux, légumineuses, dont un grand nombre est réalisable par le secteur privé, selon Paul Kaba Thiéba. Cela contribuera à l’amorce de la transformation structurelle de l’économie burkinabè. Sur le site d’exposition, nous avons rencontré Patricia Ouédraogo, de la SOFITEX qui appelle la population à consommer burkinabè. Pour l’occasion, elle invite les cotonculteurs à produire du coton qui est le pilier de l’économie burkinabè et participe efficacement à la mise en œuvre du PNDES;

Jules TIENDREBEOGO



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