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La Redevabilité, un exercice déliquat, mais indispensable

25/07/2018
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Hier mardi 24 juillet 2018, le maire de la commune de Bobo-Dioulasso a rendu compte à ses concitoyens et concitoyennes de la cité de Dafra de sa gestion des affaires de la commune durant ces deux dernières années. Et ce, pour la deuxième fois. Puisque, le 1er juillet 2017, qui marquait sa première année à la tête de la commune, il avait fait le même exercice. Un exercice exigeant, mais indispensable pour plusieurs raisons.

Quand on gère des affaires publiques, et quand on est sûr de ce qu’on fait, et même quand on doute, il faut rendre compte aux populations, afin de recueillir leurs attentes. Mieux, cela a toujours eu pour conséquences de bénéficier des suggestions, mais également des critiques de ceux qui vous ont donné la charge de les diriger. Autrement dit, ça crée la confiance entre gouvernants et gouvernés. Qui, tout compte fait, se verront obligés à un moment donné de participer à la gestion des affaires qui les concernent. C’est pourquoi, mieux qu’une prescription de la loi, le devoir de redevabilité doit être, désormais, inscrit dans les habitudes de tout dirigeant. A la limite, il doit être un devoir moral, une sorte de reconnaissance de la confiance placée en soi par autrui.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré lui-même, donne l’exemple. A tous les niveaux, les différents responsables doivent suivre le même exemple. A Bobo-Dioulasso, ville reconnue difficile, où les populations sont très souvent indifférentes aux questions de développement local, les premiers dirigeants ont pris la mesure de la situation. Il faut rendre compte, il faut aller vers les populations, discuter avec elles, les écouter, recueillir leurs préoccupations. Non pour les mettre dans des tiroirs, mais leur donner les réponses attendues et idoines.

Et c’est à ce niveau que devait se trouver le plus difficile. Heureusement, pour le maire Bourahima Sanou, le développement de notre commune n’est pas impossible. Il est même à portée de main. Mais à plusieurs: d’abord, Bobo-Dioulasso ne se développera que si les Bobolais eux-mêmes comprennent qu’ils doivent adhérer à ce projet. Et surtout par eux et pour eux-mêmes. Ce qui voudrait dire que les premiers artisans du développement ne viendront pas d’ailleurs. «C’est ici à Bobo-Dioulasso que nous allons réaliser le développement de notre ville, où il ne le sera pas», a prévenu le maire Bourahima.

Voici pourquoi, le maire Bourahima Sanou a ensuite invité les habitants de sa ville à la fraternité, à l’union et à la concorde sociale afin de bâtir Bobo-Dioulasso pour les générations futures. Pour sa part, il prend l’engagement, comme il l’a toujours fait, «de travailler à remplir sa part de contrat pour le développement de la commune». Avec de tels engagements de part et d’autre, Bobo-Dioulasso semble être, enfin, sur le chemin du développement et du progrès. Pourvu aussi, que les pouvoirs publics acceptent d’accompagner tous ces engagements et toutes ces actions.

Dabaoué Audrianne KANI



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