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Encore un Code électoral qui divise les Burkinabè

30/07/2018
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L’opposition politique burkinabè ne reconnaitra le nouveau code électoral qui sera voté au cours de la session extraordinaire en cours de l’Assemblée nationale si toutefois les Burkinabè de l’étranger ne pourront pas voter avec la carte consulaire. Elle pourrait même suspendre sa participation à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dont le président, Newton Ahmed Barry, avait fait du vote des Burkinabè de l’étranger une préoccupation majeure dès son élection. Du coup, on comprend la position de l’opposition politique et une partie de ma société civile qui crient à l’exclusion.

En effet selon les termes, encore provisoires, du projet de code électoral sur la table des députés, les Burkinabè de l’étranger ne pourront pas voter tant s’ils ne possèdent pas de carte nationale d’identité burkinabè ou de passeports burkinabè. A noter que la carte consulaire n’existe qu’au Gabon et en Côte d’Ivoire. Au Gabon, la délivrance de cette carte a été suspendue. La carte consulaire, a valeur de carte nationale d’identité. Ce qui fait que dans les pays où elle existe, on considère nos ressortissants comme étant des nôtres. En la remettant en cause, surtout pour ce qui concerne la Côte d’Ivoire, même si on ne reconnait pas nos compatriotes vivant dans ce pays, on ne leur permet pas de participer au choix des dirigeants du pays. Ce qui peut constituer un précédent dangereux pour leur intégration dans les pays où ils viventet devenir ainsi une source de frustrations.

C’est pourquoi, si la carte nationale d’identité et le passeport burkinabè venaient à être retenus comme seuls documents de votation, il faut déployer les moyens nécessaires afin de permettre à tous les Burkinabè vivant à l’étranger qui le voudraient de se les approprier. Pour ne pas donner cette impression de les exclure des élections. Parce que, les Burkinabè de l’étranger ne pourront pas comprendre que lorsqu’il s’agit du développement du pays on leur fait appel, mais quand il s’agit de vote, on avance des conditions qu’ils ne remplissent pas.

Roch Marc Christian Kaboré, qui fait de ce vote des Burkinabè une priorité, doit travailler à faire en sorte que ses compatriotes qu’il rencontre chaque fois qu’il est en mission à l’étranger et dans un pays où il y a une communauté burkinabè, puisse exprimer leur devoir de citoyen burkinabè. Ce sera d’ailleurs une véritable avancée démocratique pour son régime qui aura réussi là où plusieurs régimes n’ont pu relever ce défi.

Du reste, les Burkinabè de l’étranger, qu’ils soient en Côte d’Ivoire ou Gabon où la carte consulaire existe, se connaissent très bien. Ne pas leur faire confiance pourrait bien les frustrer. A moins que ce ne soit l’objectif sinon, ils peuvent et doivent participer à toutes les prochaines consultations. Que ce soit le référendum ou toutes les autres élections qui suivront.

Denis Dafranius SANOU



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