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Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso : Réconcilier entrepreneurs et impôts

30/07/2018
00:00

Vendredi 27 juin 2018, la caravane de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) était à Bobo-Dioulasso. Pour sensibiliser et informer les opérateurs économiques des Hauts-Bassins sur les questions de fiscalité et les dispositifs d’appui au secteur privé.

 

Le mot de bienvenue au passage à Bobo-Dioulasso de la première caravane de la CCI-BF, a été prononcé par Alexandre Zanna, élu consulaire de Bobo représentant Lassiné Diawara, le président de la Délégation consulaire régionale (DCR) des Hauts-Bassins.

Au programme de cette caravane qui sillonne les 13 régions du pays, il y a: la matinée fiscale, des consultations juridiques, la promotion des dispositifs d’appui au secteur privé, la présentation des outils et moyens de financement des entreprises. Pour ce faire la Chambre de commerce et d’industrie s’est attachée l’accompagnement de plusieurs structures comme la Direction générale des Impôts (DGDI), la Maison de l’entreprise, le CCA, la Société financière de garantie interbancaire du Burkina (SOFIGIB), l’Ordre des avocats. L’objectif de la caravane est d’informer les opérateurs économiques sur les possibilités qu’ils peuvent avoir auprès des institutions financières, des services des Impôts et d’autres services qui accompagnent la caravane. «C’est l’occasion où les gens peuvent s’exprimer, demander des conseils. Les différents services sont là pour les orienter», dit El Hadj Bouréima Tinto, représentant Mahamadi Swadogo, le président de la CCI-BF.

Dans le cadre de cette caravane, la Chambre de commerce a conclu un accord avec le barreau de l’Ordre des avocats, qui permet à tous ceux qui le veulent, de bénéficier du conseil des avocats à la CCI de Bobo-Dioulasso, ce vendredi 27 juillet 2018 à «prix cassé», 15000 F/consultation. «Alors que si tu vas consulter à un cabinet, c’est peut être 100000 à 150000 F que tu vas payer pour la même consultation», précise le représentant du président de la CCI-BF. Pour Me Arno Sampéré, représentant l’Ordre des avocats, «il s’agit essentiellement de présenter l’avocat; comment il s’organise et quels peuvent être les avantages pour un homme d’affaires de s’attacher ses services. L’avocat joue aussi un rôle de prévention à travers ses conseils. Malheureusement, on a l’impression que c’est lorsque naissent les différends que les gens approchent l’avocat pour leur résolution. Si dès le début de vos activités vous vous attachez un conseil, il va vous donner l’accompagnement nécessaire pour éviter autant ce faire que peut pour éviter les problèmes. Mais, en cas de différents il va vous assister plus facilement s’il était là dès le début de votre activité».

La peur quotidienne des opérateurs économiques, ce sont les impôts. Alors qu’il faut bien payer les impôts pour construire le Burkina Faso. Sans oublier les difficultés d’accès aux financements. C’est pour cela que toutes ces structures accompagnent la caravane pour expliquer de quoi il est question relativement aux impôts, comme pour les problèmes de financements, et ceux d’ordres juridiques.

Encadré

Alexandre Zanna, représentant le président de la DCR/ Hauts-Bassins

«On apprécie positivement cette caravane. C’est pour cela qu’on la soutient et qu’on a tenu absolument qu’elle soit à Bobo-Dioulasso. Cela fait partie de la mandature de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso actuelle, la mandature 2016-2021. Il faut amener la bonne information aux gens. Parce qu’on ne peut pas faire du commerce, du bisness sans un apport financier. On va donc donner des voies et moyens pour proposer des apports financiers plus facilement. Des moyens que les gens ne connaissent pas. Quand on fait des affaires, on doit évidemment s’acquitter de ses impôts. Or, les gens ont toujours peur de payer des impôts, de se faire taper par les impôts. En fait, il est important de connaître ses droits et devoirs. C’est l’occasion ici de discuter avec les services des impôts, de démocratiser les bonnes pratiques des impôts pour que l’Etat puisse également avoir des recettes si on veut se développer, avoir de bonnes routes pour faire venir les marchandises idoines. Le tout est de payer le juste impôt, et de ramener le dialogue; l’amélioration de ce dialogue entre les impôts et les commerçants. On peut avoir d’autres problèmes quand on fait des affaires. C’est pourquoi, l’Ordre des avocats va nous soutenir à aménager, à faire des consultations à prix cassé».

Aly KONATE

alykonat@yahoo.fr



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